La personne de confiance: une personnalité importante dans votre entreprise

Dans la plupart des entreprises, un ou plusieurs collaborateurs exercent le rôle de personne de confiance. Ces entreprises ont déjà pu cueillir les fruits de ce travail. La loi n’oblige pas à désigner une personne de confiance mais conseille fortement de le faire.

Une personne de confiance professionnelle peut jouer un rôle important dans la prévention de la charge psychosociale au travail. Elle est un interlocuteur privilégié et un médiateur en cas de conflits, de harcèlement moral, de violence et de harcèlement sexuel au travail. La personne de confiance peut également aider à promouvoir la politique de prévention psychosociale.


Quels sont les avantages ?
  1. Les personnes de confiance connaissent bien le fonctionnement interne de l’entreprise.
  2. En général, les collaborateurs qui rencontrent des difficultés se confieront plus facilement à une personne de confiance qu’à une personne externe.
  3. Une personne de confiance bien formée sait comment accompagner les gens vers une solution avant que la situation ne dégénère.
  4. Cela augmente les chances de trouver une solution interne et informelle aux problèmes.

Il n’est toutefois pas évident d’endosser le rôle de personne de confiance. Voici quelques pièges à éviter :
  1. Se laisser guider par ses propres émotions.
    Il arrive parfois que la personne de confiance retrouve, dans les récits des plaignants, des situations qu’elle a elle-même vécues. Cela peut réveiller en elle certains sentiments et émotions et la personne de confiance se sentira alors très concernée. Elle se laissera plus facilement guider par ses propres émotions et il sera dès lors difficile de garder un point de vue objectif.
  2. Franchir le seuil nécessaire de discrétion et de confidentialité.
    Lorsque les commérages vont bon train sur une personne qui s’est rendue chez la personne de confiance, celle-ci ne peut pas y réagir, même pour mettre les choses au point.
    Le secret professionnel est également de mise dans d’autres situations. Lorsque, par exemple, un dirigeant demande des informations à propos d’un dossier, la personne de confiance peut alors être sujette à un conflit de loyauté.
  3. Difficulté de combiner cette fonction avec ses propres tâches professionnelles.
    La quasi-totalité des personnes de confiance ont un travail à temps plein et exercent, en plus de cela, la fonction de personne de confiance. Pour la personne de confiance, il n’est pas toujours évident de combiner ces deux jobs.
  4. Se laisser aller à des jugements, ne pas rester neutre.
    Même si elle connaît les personnes concernées ou accorde plus de crédibilité à l’une qu’à l’autre, la personne de confiance doit toujours rester neutre. Elle ne peut pas se laisser guider par des appréciations personnelles.

Outre les pièges cités ci-dessus, il existe encore d’autres dangers possibles tels que : devenir l’instrument des plaignants, ne pas faire suffisamment la différence entre les faits et l’interprétation, prendre des initiatives qui ne sont pas dans ses compétences, ne pas maîtriser suffisamment bien les chiffres, le rapport annuel, etc.

Il est donc important que la personne de confiance suive une formation spécifique. La législation parle d’un certain nombre d’objectifs en termes de compétences et de connaissances que la personne de confiance doit atteindre.

Investir dans une personne de confiance compétente, c’est investir dans une entreprise saine !

AristA organise une formation de base de deux jours pour les personnes de confiance. La prochaine formation aura lieu les  5 & 12 octobre 2010 à Bruxelles. Pour d’autres dates, consultez notre agenda des formations.

Écrit par Ivo Debrabandere

14 Septembre 2010