Construire et rénover, c’est stressant. Comment combiner cela avec une vie professionnelle ? Comment minimiser le stress ?
Le Belge a une brique dans le ventre. Mais que l’on construise ou rénove, le stress est toujours de la partie. Ceux qui comptent uniquement sur l’architecte et/ou qui s’attendent à ce que le(s) entrepreneur(s) se charge(nt) de toute la coordination devront souvent déchanter. Parmi les points les plus délicats, on compte les retards, les frais beaucoup plus élevés que prévu et le fait que les entrepreneurs ne respectent pas certains accords.
Même pour les personnes qui construisent ou rénovent elles-mêmes, les choses ne se passent pas sans mal. Que faire pour limiter ce stress ? Et surtout : comment faire en sorte que le stress auquel on est inévitablement confronté au cours d’un projet de construction (ou de rénovation) n’aie pas d’influence négative sur sa vie professionnelle ?
Vous avez un projet de construction (ou de rénovation) ? Voici quelques conseils.
Il est important de prendre conscience qu’en vous lançant dans un projet de construction (ou de rénovation), vous vous engagez dans une entreprise à long terme qui vous coûtera probablement beaucoup d’énergie. Dans le cadre de la préparation et de l’exécution, tenez compte des points suivants :
La préparation est essentielle
Il est utile de « s’inspirer » et d’apprendre des expériences des autres. Même si, dans votre entourage, vous ne connaissez personne qui pourrait vous conseiller, une bonne préparation est importante. Informez-vous alors en lisant des blogs sur la construction, par exemple.
Les décisions les plus importantes relatives à votre projet doivent être prises dans les débuts : allez-vous vous charger vous-même des travaux et de la coordination (1), allez-vous faire exécuter les travaux et gérer vous-même la coordination (2) ou allez-vous déléguer les travaux et la coordination (3) ? L’option 1 sera probablement moins onéreuse que l’option 2 et vous reviendra certainement moins cher que l’option 3. Mais l’option 1 exige de disposer des connaissances et aptitudes nécessaires. L’option 3 vous demandera quant à elle un investissement en temps moins important. Prenez le temps qu’il faut pour cette préparation, cela vous permettra d’être moins sous pression par la suite.
Prévoyez une marge dans les frais et les délais
Les informations que vous récolterez des expériences d’autres personnes vous permettront de prévoir, au préalable, une marge importante dans les frais et les délais. Pour les frais, une marge de 15% est un bon point de référence. En matière de délais, trop vaut mieux que pas assez. Il faut donc aussi prévoir la marge nécessaire à ce niveau. Plus vous prévoyez de temps et moins vous serez stressé.
Effectuez des contrôles
Le contrôle est un outil important dont vous disposez, peu importe que vous gériez vous-même votre projet de construction (ou de rénovation) ou que vous déléguiez toutes les tâches. Contrôlez tous les travaux effectués à temps et si nécessaire, demandez l’aide d’un spécialiste en la matière qui, en cas de doute, pourra vous donner son avis sur les travaux effectués.
Détendez-vous
Prenez de temps en temps un week-end pour vous détendre et assurez-vous qu’il vous reste suffisamment de temps à consacrer à votre famille et vos amis. La détente aura aussi un effet bénéfique sur votre travail.
Conseils pour votre travail
Parlez-en avec votre chef
Informez votre chef de vos projets de construction (ou de rénovation) et considérez ensemble les effets possibles que cela pourrait avoir sur votre environnement de travail dans les mois à venir. Vous est-il possible de vous absenter pendant les heures de bureau pour assister à d’éventuelles réunions de chantier ? Pouvez-vous adapter votre horaire en fonction de votre projet ?
Dites clairement à votre chef que votre but n’est pas de vous dérober à votre travail, mais que vous devrez peut-être aborder le travail autrement. Attention : votre employeur ou ligne hiérarchique n’a aucune obligation légale de vous accorder certains privilèges.
Ayez une bonne gestion du temps
Quand vous êtes au travail, consacrez le moins de temps possible aux soucis liés à votre projet. Délimitez votre temps et respectez ces frontières. Une réunion, par exemple, n’est pas l’occasion de réfléchir à votre projet de construction (ou de rénovation).
Respectez les règles
Existe-t-il au sein de votre entreprise des règles relatives à l’utilisation d’internet à des fins privées pendant les heures de travail ? Si c’est le cas, respectez ces règles pour ne pas vous attirer des problèmes. Dites-vous qu’il est logique que votre employeur attende de vous que vous travailliez, et ce, malgré les problèmes que vous rencontrez dans votre projet de construction (ou de rénovation).
Un bref entretien téléphonique avec votre architecte ou chef de chantier ne constitue pas nécessairement un problème, mais dans ce cas-ci aussi, les règles en matière de conversations téléphoniques privées au travail sont d’application. Pour ne pas déranger vos collègues dans leur travail, il vaut mieux vous isoler pour ce type d’entretiens téléphoniques.
Planifiez judicieusement vos congés
Ne prenez pas tous vos congés en une seule fois. Ménagez-vous une poire pour la soif pour les moments où les choses ne se dérouleraient pas comme prévu.
Si vous comptez effectuer vous-même les travaux et la coordination, envisagez de prendre une interruption de carrière pour une certaine période.
En conclusion
Malgré les éventuels problèmes auxquels vous pouvez être confronté pendant la construction ou la rénovation, essayez de prendre du plaisir à construire ou rénover et veillez à avoir l’équilibre indispensable entre votre travail, votre projet de construction (ou de rénovation) et la détente nécessaire.
Sabrina Horlin
conseiller en prévention aspects psychosociaux AristA
Comment soutenir un collègue qui a des problèmes privés?
Dans leur vie professionnelle, bon nombre d'entre nous, se sont vus confrontés à des collègues en difficulté dans leur vie privée.
Cette situation peut nous paraître assez inconfortable et difficile à gérer.
Il est important d'adopter un comportement adapté : savoir écouter, sans être trop invasif et donc ne pas pousser à aborder des sujets trop intimes. Il préfèrera peut-être ne pas parler de ses problèmes privés, il est important de respecter le choix de chacun.
Proposer une oreille attentive peut apporter un soutien à ce collègue. Néanmoins, certaines mesures de prudence sont à prendre : il est conseillé de choisir un moment approprié pour lui faire part de votre accessibilité, il est opportun d'éviter de le faire devant un nombre important de collègues, choisir un moment où vous n’êtes pas pressé par le temps de manière à ne pas interrompre la conversation si votre collègue se confie à vous.
Dans certains cas, lorsqu’une personne a des difficultés privées, celles-ci peuvent avoir des répercussions sur son travail. Lui apporter votre aide dans ses tâches permettra de minimiser l'impact sur son travail. L’objectif n’est bien sur pas de faire l’entièreté du son travail à sa place mais vous pouvez, par exemple, lui proposer de réaliser certaines tâches avec lui de manière à le motiver.
Si celui-ci vous remercie de lui avoir proposé votre écoute, il n’est pas opportun de lui rappeler sans cesse qu’il peut se confier à vous. Une insistance trop importante pourrait être mal vécue par votre collègue.
Si votre collègue se confie à vous et que vous le sentez dans une grande détresse, vous avez toujours la possibilité de lui conseiller de consulter un spécialiste, un psychologue ou un thérapeute. Il est important de faire preuve de beaucoup de tact lorsqu'on aborde de tels sujets.
Néanmoins, il est déconseillé de trop vous investir ou vous immiscer dans la vie de votre collègue. A maintes reprises, l’expérience nous a montré que le mélange de la vie privée et la vie professionnelle est un facteur important de risque psychosocial. Il arrive que des conflits au travail aient pris leur ascendant dans des éléments de la vie privée ou que des confidences sur la vie privée soient utilisées à mauvais escient lors d’un conflit avec un collègue.
En conclusion, la meilleure aide qui puisse être apportée à un collègue en difficulté dans sa vie privée est de lui montrer votre soutien par votre présence, attention, écoute et votre apport dans différentes tâches qui deviennent difficiles à exécuter tout en respectant son intimité et sans s’immiscer dans sa vie privée en évitant d’insister s'il ne souhaite pas parler de ses difficultés.
Ton chef te trouve pénible ? Comment le ressens-tu ?
La qualité des relations professionnelles au travail est l’un des éléments clés pour qu’un travailleur puisse se sentir épanoui dans son travail. Cet aspect est d’autant plus important quand il concerne la relation que l’on entretient avec son supérieur hiérarchique.
Un responsable prend une place importante au travail car il va influencer en grande partie l’avenir professionnel des collaborateurs sous sa responsabilité, le bien-être au travail, les modes de fonctionnement, le climat général au sein de l’équipe, etc. Il est dès lors capital d’essayer d’entretenir une relation professionnelle positive et sereine.
La première chose à faire si une personne ressent un problème relationnel avec son responsable est de vérifier le bien fondé de ses impressions. La meilleure chose serait d’en discuter avec un collègue proche pour avoir son avis. Cet échange permettrait de savoir si le problème est davantage lié à la manière de communiquer du responsable avec l’ensemble de l’équipe ou certaines en particuliers ou s’il s’agit d’un sentiment apparemment non perçu par l’autre ou encore d’une conséquence d’un comportement professionnel non adapté. Si cette impression de ne pas être apprécié par son supérieur est confirmée, le fait d’en parler est déjà un soulagement. La deuxième étape est d’en parler avec son chef.
En effet, la meilleure solution pour sortir de ce type de relation professionnelle est d’en parler directement à son supérieur et de lui poser la question. Toutefois, il est impératif d’aborder cet entretien sous un angle constructif, à un moment opportun et sous un ton non revendicatif.
Une relation professionnelle se construit à deux et il est indispensable, si l’on veut travailler dans les conditions optimales, de veiller à avoir une bonne relation avec son supérieur.
Votre collègue est homosexuel mais n’ose pas le dire. Comment gérer cette situation ?
L’homosexualité au travail
« Faire son coming out » n’est pas une chose évidente. C’est notamment ce que l’on peut constater chez des stars du showbiz qui ne trouvent le courage de parler de leur orientation sexuelle qu’après de nombreuses années.
Le « coming out » n’est en outre pas un fait unique. Lorsque l’on rencontre une nouvelle personne, quand on déménage, quand on change de travail, à chaque fois, il faut décider de le dire ou non
Le « coming out » n’est pas sans risque, que ce soit au travail ou dans la sphère privée. Il est difficile de prédire comment les gens vont réagir et on ne peut pas influencer leur réaction. Bien qu’avec le temps, les collègues hétérosexuels aient adopté un comportement plus tolérant envers leurs collègues homosexuels, cela ne signifie pas qu’il n’y a plus de problème sur le lieu de travail.
Certains travailleurs ayant dévoilé leur orientation sexuelle à leur travail se retrouvent ainsi confrontés à des comportements hostiles, des remarques et des blagues sur les homosexuels ou les lesbiennes. Parfois, cela va même plus loin. Il est alors question de discrimination dans l’obtention d’une promotion ou d’avantages extralégaux par exemple, de harcèlement moral comme la propagation de rumeurs de harcèlement sexuel, la remise en question des capacités professionnelles de l’intéressé, des remarques et des allusions homophobes, etc.
Heureusement, il en va également autrement. Il y a des HoLeBis qui ne rencontrent aucun problème à leur travail quant à leur orientation sexuelle. Ils entretiennent de bonnes relations avec leurs collègues et la direction. Il ressort d’une enquête qu’ils sont, entre autres, plus productifs et plus motivés.
Faire son coming out au travail constitue un choix personnel mais il est important de pouvoir évaluer l’ouverture d’esprit qui règne au sein de l’organisation.
Cacher son orientation sexuelle a pour inconvénient qu’il faut chaque jour peser ses mots et contrôler ses mouvements pour ne pas « se montrer sous son vrai jour ». Cela entraîne une peur perpétuelle d’être démasqué, ce qui peut provoquer une baisse du bien-être psychosocial et toutes les conséquences que cela engendre (une productivité en baisse, un état de santé moins bon, etc.).
Que faire en tant que collègue ?
On n’est pas obligé de dire qu’on est homosexuel ou lesbienne. N’essayez pas d’arracher des aveux de votre collègue. Laissez-lui le temps et l’espace de décider de le dire ou non. Comment faire ?
- Continuez à traiter tout le monde de façon juste et respectueuse.
- Réfléchissez aux préjugés que vous pourriez avoir.
- Donnez l’exemple en ne vous livrant pas à un comportement stigmatisant ou à des remarques.
- Ecoutez votre collègue s’il a besoin d’en parler. Prenez le temps qu’il faut et gardez l’information confidentielle.
- Ne propagez pas de commérages et gardez vos éventuels soupçons pour vous.
N’oubliez pas que votre collègue n’est peut-être pas du tout homosexuel. Si une personne parle ou se comporte d’une certaine manière, cela ne veut pas dire pour autant qu’il/elle est HoLeBi.
Si un collègue vous a confié qu’il ou elle est homosexuel(le), adoptez une attitude discrète et confidentielle face à cette nouvelle. Le choix de « faire son coming out » devant le reste de l’entreprise est un choix personnel. Comment soutenir votre collègue dans ce cas ?
- Dans cette situation aussi, écoutez votre collègue s’il éprouve le besoin d’en parler.
- Aidez-le à peser le pour et le contre de faire un coming out au travail.
- Demandez-lui comment vous pouvez le/la soutenir du mieux possible.
- Laissez le/la libre de prendre une décision. N’insistez pas et respecter le choix qu’il/elle a fait.
Que peut faire l’entreprise ?
Cela vaut la peine de prêter attention à la diversité au sein de l’entreprise ! Vos travailleurs se sentiront plus en sécurité et plus impliqués. Un environnement de travail ouvert où tout le monde se sent plus à l’aise contribue à une atmosphère positive et cela se reflète également dans le comportement des collègues entre eux et avec les clients, fournisseurs, etc. Les travailleurs tombent moins souvent malades, prestent mieux et il existe une plus grande loyauté.
Pour l’entreprise, le grand défi est de valoriser la différence et d’accepter l’autre dans son individualité. Ceci n’est pas uniquement une question d’information, de règles, de contrôle ou de système de plaintes, mais c’est surtout une question d’attitude et de comportement.
Une culture de la diversité riche profite à tous les travailleurs !
Ellen Claes
Prevention adviser
Les choses que l’on pense mais qu’il vaut mieux taire à son patron
Quelles sont les choses à éviter de dire à son patron ?
Parfois, certaines tâches que notre patron essaie de nous confier nous déplaisent. On peut s’en plaindre, critiquer la situation ou faire la leçon à son patron. Mais il y a des choses qu’il vaut mieux penser sans les dire à voix haute :Votre patron vous confie peut-être une tâche qui, selon vous, n’entre pas dans votre description de fonction. C’est possible, mais n’oubliez pas que votre dirigeant sera toujours la personne habilitée à vous donner du travail. Votre patron a probablement une bonne raison de s’adresser à vous. De plus, le marché du travail attend des travailleurs qu’ils soient flexibles. Si malgré tout, vous souhaitez faire part de vos arguments, donnez des alternatives à votre patron. Vous pouvez ainsi lui indiquer quel collègue est plus à l’aise avec le sujet.1. Ce n’est pas à moi de faire cela.
Votre patron ne peut pas s’attendre à ce que vous prestiez des heures supplémentaire tous les jours. Comme au point précédent, on peut avancer que le marché du travail attend actuellement des forces de travail qu’elles soient flexibles. Le fait de se dérober à chaque fois qu’une réunion a duré plus longtemps que prévu ou qu’un client vous a accaparé plus longtemps qu’initialement prévu est perçu, à juste titre, négativement. Il peut arriver que vous deviez vraiment partir mais dans ce cas, donnez la raison concrète de votre départ, par exemple : je dois aller chercher mes enfants à l’école. Veillez cependant à éviter de mentir ! Vous ne voudriez pas que votre patron découvre par la suite que vous n’avez pas d’enfants…2. Désolé, je rentre à la maison : ma journée est terminée.
En analysant ces propos, vous avouerez qu’ils ne sont pas vraiment constructifs. La plupart du temps, votre patron n’est pas à la recherche d’un coupable, mais plutôt d’une solution pour limiter les éventuels dommages. Votre patron appréciera certainement que vous cherchiez une solution avec lui et donc que vous ne vous mettiez pas immédiatement sur la défensive.3. Ce n’est pas ma faute.
D’un point de vue humain, cette phrase est tout à fait justifiée, si ce n’est que votre patron l’interprète peut-être différemment. En réalité, vous signalez que vous ne pouvez répondre aux attentes de votre patron concernant votre fonction. Si vous avez vraiment l’impression de vous noyer dans le travail, demandez de l’aide ou parlez-en de manière constructive avec votre patron. Il pourra également vous aider à fixer les priorités.4. Je ne peux pas tout faire en même temps.
Voici ce que votre patron entend vraiment : ‘je suis incompétent et inefficace’. En toute circonstance, il est important de montrer votre bonne volonté à votre patron. Si par la suite, la tâche s’avère impossible à effectuer, soumettez à votre patron les arguments que vous avez trouvé. Au moins, vous avez essayé…5. Ca ne va pas / c’est impossible.
Vous pouvez aussi demander plus d’explications à votre patron : comment perçoit-il la mission confiée ? Cela peut vous mettre sur la bonne voie pour vous y mettre quand même.
Il ne s’agit pas de la meilleure façon de demander une augmentation de salaire. En fin de compte, vous avez signé un contrat mentionnant clairement le montant de votre salaire. Vous pouvez encore envenimer les choses en faisant référence au salaire de votre patron (‘si j’avais votre salaire, alors …’).6. Ils n’ont qu’à me payer plus.
Donner un feed-back sur le fonctionnement de votre patron : do or don’t ?
Vous devez évaluer cette question à la lumière de la culture d’entreprise et de la manière de diriger de votre patron. Il faut trouver un équilibre entre :- Faire en sorte de ne pas mettre votre carrière en danger en donnant ouvertement votre avis ;
- L’ouverture dont fait preuve votre patron face à un feed-back sincère sur son comportement et/ou sa manière de diriger.
Si vous entretenez d’office une mauvaise relation avec votre patron, il n’appréciera probablement pas votre feed-back. Par contre, si vous avez une bonne relation avec votre patron, vos intentions doivent être positives et non accusatrices.1. Evaluez la relation que vous avez avec votre patron.
L’idéal est de laisser l’initiative à votre patron. Lors de l’entretien de fonctionnement annuel, certains dirigeants demandent aussi de donner des possibilités d’amélioration quant à leur fonctionnement. Dans ce cadre, vous pouvez certainement lui demander le type de feed-back qu’il attend de vous.2. N’agissez pas à l’improviste.
Il est le patron, pas vous. Vous ne pouvez donc pas évaluer la manière dont vous réagiriez à certaines situations si vous étiez à sa place. En outre, vous aurez l’air arrogant en disant de telles choses. Comme toujours, la règle à suivre est : soyez constructif dans votre critique et donnez des exemples concrets.3. Ne dites pas : ‘Si j’étais patron, je …’
Votre patron réagit de manière irritée à la critique ouverte que vous lui avez adressée ? Restez calme et répondez posément à d’éventuelles remarques. En cas d’escalade, il vaut mieux mettre un terme à l’entretien de manière respectueuse et demander par la suite à votre patron si dans l’avenir, il désire encore recevoir un feed-back de votre part.4. Evaluez la réaction de votre patron face à une critique ouverte.
Si vous pensez que votre patron pourrait réagir de façon négative à votre feed-back ou si le sujet que vous voulez aborder est assez délicat, mieux vaut vous taire ! Il n’y a aucune raison de mettre votre job en jeu.5. Vous avez des doutes ? Alors mieux vaut vous taire !
Enfin, ne donnez un feed-back qu’au cours d’un entretien en face à face, pas pendant une réunion ou en présence d’autres personnes (collègues, autres dirigeants ou clients).
Un de vos collègues est harcelé : que faire ?
Si l’on se rend compte qu’un collègue subit des comportements inadéquats de la part d’un autre collègue ou d’un supérieur hiérarchique, la première chose à faire est d’aller vers lui, de lui proposer une écoute. Il s’agit là de briser la solitude dans laquelle peut se sentir ce collègue.
Cette écoute va lui permettre de voir plus clair sur ce qui lui arrive, de prendre une distance par rapport aux événements, par conséquent, de l’aider à réfléchir à la meilleure stratégie à adopter afin de faire face aux difficultés et de tenter de se préserver.
Sans entrer dans l’interaction inadéquate, il peut être utile également de marquer votre désaccord lorsqu’un comportement inadéquat survient en votre présence. Cela peut être fait au moment-même mais n’est pas toujours aisé à mettre en œuvre. Cela peut être fait également plusieurs heures après l’incident, le temps de réfléchir à la manière la plus adéquate de manifester ce désaccord.
Si vous avez la sensation que la personne mise en cause pourrait s’en prendre également à vous, il vous faut alors demander de l’aide soit à votre supérieur hiérarchique, soit à la direction des ressources humaines qui portent une responsabilité en matière de prévention des faits de harcèlement moral au travail.
Toutefois, si vous ne vous sentez pas à l’aise avec l’écoute, le soutien, ou si vos demandes d’aide vers la hiérarchie n’aboutissent pas, nous vous conseillons de rappeler à votre collègue l’existence de personnes de confiance au sein de l’entreprise, de lui en fournir les coordonnées. S’il n’y en a pas, la personne peut prendre contact avec un conseiller en prévention spécialisé dans les aspects psychosociaux interne ou externe à l’entreprise. Tant la personne de confiance que le conseiller en prévention spécialisé est soumis au secret professionnel et ne peut entamer de démarches sans l’accord du plaignant. Cette garantie permet donc de faire le point avec une personne étrangère au problème et donc de recevoir des conseils avisés.
5 manières de régler un conflit avec un collègue
- Objectivez la situation. Avant toute intervention, il est important de prendre un certain recul par rapport à ce que vous vivez. Ceci vous permettra de prendre distance avec vos premières interprétations, souvent guidées par vos émotions. Le but de cette mise à distance est de pouvoir réexaminer votre situation « à froid » en essayant de comprendre les raisons qui l’ont amenée là où elle en est.
- Proposez une discussion. Après objectivation, si vous estimez qu’il s’agit d’une situation demandant une intervention, nous vous proposons d’aller discuter avec votre collègue. Tout d’abord, informez-le que vous souhaitez lui parler d’un point à arranger entre vous. Demandez-lui s’il s’agit d’un moment adéquat pour entamer ce type de discussion et expliquez-lui que le but de cette entrevue est de trouver une solution positive pour tous les deux.
- Utilisez un langage adéquat. Lorsque vous exposez votre problème, essayez d’utiliser la première personne du singulier, par exemple plutôt que de dire : « tu ne me donnes jamais les informations dont j’ai besoin à temps», préférez « je suis embêté car, lorsque je reçois les informations en retard, cela me bloque dans l’avancement de mes dossiers ». De plus, dans votre discour, tentez d’être le plus factuel possible. De cette façon, ce n’est pas la personne qui est remise en question, mais son comportement, à un moment donné et dans une situation particulière. Enfin, évitez des mots tels que « toujours, jamais, à chaque fois, etc », qui peuvent entraîner une impression de généralisation du comportement évoqué, ayant souvent pour conséquence de couper court à toute possibilité de communication positive.
- Écoutez le point de vue de l’autre. N’oubliez pas que le but de cette entrevue est de trouver une solution et non pas d’exposer simplement ses griefs à l’autre. Afin que cette discussion soit la plus constructive possible, cherchez ensemble un accord concret et assurez-vous que vous êtes tous deux au clair quant au contenu de cet accord. En cas de manque de réaction de la part de votre interlocuteur, n’hésitez pas à l’impliquer davantage en lui demandant par exemple ce qu’il en pense ou s’il est d’accord avec vous.
- Intervention d’un tiers. Si, après plusieurs essais, vous constatez qu’une discussion ne mène à rien, demandez de l’aide à une tierce personne. Vous pouvez faire appel à votre responsable hiérarchique. Faites lui part des démarches déjà entamées auprès de votre collègue, de vos attentes et tentez ensemble de trouver une solution. Vous avez également la possibilité de vous adresser à la personne de confiance de votre entreprise ou de vous dirigez vers un conseiller en prévention spécialisé dans les aspects psychosociaux (leurs coordonnées se retrouvent dans votre règlement de travail).
Comment traites-tu un collègue handicapé? Est-ce que tu lui en parles? Trois scénarios
La question de la différence et de l’équité sont centrales dans la manière d’aborder le handicap ; depuis l’apparition de ce mot. Comme souvent, les craintes que nous pouvons avoir vis-à-vis d’un sujet sont davantage liées à nous qu’à l’autre, qu’il s’agisse de la peur de blesser, de choquer ou simplement de ne pas savoir quels seraient les mots justes…
Vous avez un collègue présentant un handicap ? Plusieurs cas de figure peuvent se présenter. Nous en aborderons trois.
- Tout d’abord, vous n’osez pas aborder le sujet car vous craignez que celui-ci ne soit blessé et vous vous sentez vous-même assez mal à l’aise… Après tout, c’est le travail et ce genre de considération n’a pas à entrer en ligne de compte. Vous poursuivez ainsi mais, malgré tout, il vous reste quelques questions.
- Ensuite, vous évitez d’aborder la question directement avec lui mais vous vous confiez à votre responsable commun sur des difficultés rencontrées avec lui dans le cadre du travail. Il vous arrive aussi d’en parler avec d’autres collègues également.
- Enfin, vous avez abordé le sujet avec lui et depuis, il vous arrive d’y faire référence de manière anecdotique lors de vos conversations.
L’information et une connaissance de base concernant le handicap peut être un moyen efficace de gérer cette crainte. De plus, une information correcte permet de situer plus adéquatement les éventuelles difficultés rencontrées, qu’elles soient professionnelles ou non. En outre, cela peut contribuer à éviter l’apparition ou le développement de conflits. L’intégration des personnes handicapées doit également être une réalité sur le plan relationnel.
Le travail des personnes handicapées n’est pas une entreprise de bienfaisance mais bien un droit et les aides et services qui leurs sont offerts constituent des palliatifs qui doivent leur permettre d’effectuer leur travail dans des conditions équitable par rapport à leurs autres collègues. Il existe à ce sujet des entreprises de travail adapté (E.T.A.)
Nous pouvons même envisager une quatrième possibilité : Les personnes handicapées abordent spontanément le sujet, parfois même avec un certain humour.
Comment aider un ami qui a été licencié?
Elle doutait énormément de ses compétences et avait l’impression qu’elle n’était pas assez qualifiée pour exercer le métier créatif qu’elle avait.
Dans une telle situation, il importe avant tout d’écouter attentivement votre ami : laissez-le se calmer et exprimer sa colère ou sa désillusion.
Quand c’est fait, vous pouvez avoir une « autre » conversation. Il est fréquent qu’un licenciement n’ait rien à voir avec les compétences de quelqu’un. Dans le cas d’une restructuration, la personne est victime d’un fait regrettable, mais elle n’a pas non plus à douter de ses compétences. S’il s’agit effectivement d’attentes qu’elle n’a pas pu satisfaire, on peut généralement observer des signes avant-coureurs : un avertissement, une évaluation négative, … Voyez si c’était le cas pour votre ami. Si oui, il doit alors surtout en tirer des leçons pour l’avenir – les attentes étaient trop élevées pour lui, ce job ne lui convenait pas -, mais n’essayez pas de déclencher des ruminations permanentes !
Durant toute notre vie, nous sommes constamment confrontés aux changements : la perte d’un job en est un. Le défi consiste à ne pas voir cela comme une situation désespérée, mais bien comme une chance de viser de nouveaux objectifs et de découvrir de nouveaux horizons… Tout dépend de la façon dont on voit la situation ! Il faut essayer de garder confiance en soi, tout en tentant précisément de ressentir ce nouvel élan…
Qu’a-t-on appris de sa précédente situation professionnelle ?
Qu’est-ce qui nous motivait ? Ou non ?
Comment voyons-nous notre avenir ? Dans quelle direction voulons-nous évoluer ?
Ce sont toutes des questions qui peuvent aider à prendre son avenir en main et à définir ce que l’on veut faire !
Encouragez aussi votre ami à se faire accompagner dans sa recherche d’un nouvel emploi : en s’inscrivant au forem, dans une agence de sélection, en suivant une formation complémentaire, en lui envoyant les offres d’emploi intéressantes dont vous avez connaissance…
Conseillez-lui aussi de bien préparer ses entretiens de candidature : surfer sur le site internet de l’entreprise, pourquoi votre ami veut-il ce job, quelles sont ses caractéristiques personnelles bonnes et moins bonnes en fonction du job, …?
Et bien sûr, ne pas se reposer sur ses lauriers : ne pas s’exclure, alterner recherche d’un emploi et occupations agréables : enfiler ses chaussures de sport, se faire plaisir, voir des gens … il gardera ainsi toute son énergie !
Mon amie a entre-temps réalisé son rêve : elle a cherché du travail à l’étranger, a trouvé un emploi intéressant et est partie avec son mari ! Elle est de nouveau plus riche d’une expérience !
Comment gérer un(e) collègue amoureux (se)?
Disons donc d’emblée que la situation est problématique pour vous si le sentiment amoureux n’est pas réciproque de votre part !
Dans ce cas, il vous faudra clairement dire à votre collègue que vous ne partagez pas son sentiment !Comment ?
- En aparté, sans témoin pour ne pas le(la) mettre en difficulté par rapport aux autres collègues
- En adoptant une attitude ferme, non ambigüe.
- Dire « non » en n’étant « ni paillasson ni hérisson » : expliquez votre refus sans blesser la personne mais en exigeant le respect de sa part également.
S’il (elle) persiste ?
- Il faut savoir que la loi du 4 août 1996 relative au bien-être des travailleurs lors de l’exécution de leur travail, adapté par l’article 4 de la loi du 10 janvier 2007 prévoit la protection des travailleurs contre le harcèlement sexuel au travail qui est décrit comme « tout comportement non désiré verbal, non verbal ou corporel à connotation sexuelle, ayant pour objet ou pour effet de porter atteinte à la dignité d'une personne ou de créer un environnement intimidant, hostile, dégradant, humiliant ou offensant.»
- Votre entreprise doit donc vous protéger, recadrer les comportements inadéquats et vous renseigner sur la procédure interne à suivre (personnes de confiance au sein de l’entreprise, conseillers en prévention -aspects psychosociaux de votre Service externe de Prévention)
Et si vous aussi vous êtes amoureux (se) d’un(e) collègue au travail ?
Sachez que selon Loïck Roche2, « la plupart des rencontres sur le lieu de travail sont éphémères. C’est souvent cinq ou six mois, et cela se termine. Il est rare qu’une relation intime perdure entre collègues. Mais il y a aussi de vraies rencontres amoureuses sur le lieu de travail.Selon ce spécialiste, il faut vraiment rester lucide avant de basculer dans une relation intime ou affective avec un ou une collègue. C’est une prise de risque pour soi mais aussi pour l’entreprise. Garder sa relation secrète est une façon de se protéger car les gestes affectifs sur le lieu de travail sont dérangeants, car ce n’est pas le lieu approprié à cela ne pas mettre en danger l’entreprise dans ses valeurs. Le mariage, l’union officielle des couples sur le lieu de travail permet justement de le dire aux autres plus simplement, c’est une façon d’officialiser la relation.
1 Ont participé à l'enquête (de Monster.com en 2005) 18365 hommes et 18585 femmes originaires de Belgique, Autriche, Danemark, Allemagne, Angleterre, Finlande, France, Irlande, Italie, Luxembourg, Norvège, Espagne, et Suède.
2 Docteur en philosophie, psychanalyste et auteur de Cupidon au travail, paru aux éditions Organisation en 2006.
Comment se concentrer dans un environnement de travail bruyant?
Réponse
Travailler en bureau paysager présente à la fois des avantages et des inconvénients. Un des avantages est la convivialité et la facilité d’échange d’informations entre personnes exécutant un travail en équipe. L’inconvénient majeur du bureau paysager est effectivement le bruit.Qu'est-ce que le bruit?
Quand on parle de "bruit", il faut s’entendre sur ce terme. Il ne s’agit pas ici d’un vrai risque professionnel risquant d’entraîner une surdité mais bien d’une "gêne acoustique". Cette gêne provient d’un bruit de fond trop important qui perturbe, en même temps, la concentration des occupants et perturbe la compréhension de la parole, ce qui constitue un problème, entre autres, pour les communications téléphoniques.Réduire la gêne sonore
Comment peut-on essayer de diminuer cette gêne sonore? Il faut, pour cela séparer les sources de bruit proches, que l’on perçoit directement, et les sources de bruit plus lointaines, que l’on perçoit indirectement, par exemple par réverbération du bruit sur les murs ou le plafond.Les sources de bruit proches:
Pour réduire la gêne créée par les sources de bruit plus éloignées, il convient d’éviter la transmission du bruit par l’utilisation de plafonds et de parois murales acoustiques qui absorbent le bruit au lieu de les renvoyer.
Les sources de bruit éloignées:
Pour les sources de bruit plus proches, l’emploi de petites parois mobiles, recouvertes de tissu non collé permet de faire obstacle au bruit transmis directement.
Réduire chaque source de bruit
En plus de ces possibilités, il y a également la réduction de chaque source de bruit. Quelques exemples concrets:- Eviter d’avoir une imprimante par poste de travail mais partager, via le réseau informatique, l’emploi d’une imprimante pour plusieurs postes de travail (4 à 6 généralement)
- Régler les sonneries de téléphone à un niveau sonore moindre et choisir une sonnerie différente par utilisateur pour les reconnaître malgré la diminution du son
- Regrouper les machines bruyantes comme les fax, les photocopieuses et les encarteuses (mise sous enveloppe du courrier) en un endroit facile d’accès mais les séparer du bureau paysager par une paroi voire les mettre dans un local voisin
- Prévoir des petites salles (± 4 personnes) pour les réunions de courte durée nécessitant la discussion entre collègues et les utiliser plutôt que de se réunir et discuter au poste de travail en dérangeant les collègues voisins
- Etc.
C’est la combinaison de ces différentes possibilités qui permettra de diminuer le bruit du bureau et de réduire la gêne qui en découle.
Quelles sont les règles du congé prophylactique en cas de grossesse?
Réponse
L’employeur est responsable du bien-être de ses employés au travail. Il doit donc veiller à ce que vous puissiez effectuer votre travail avec des risques minimaux pour votre santé et votre sécurité.Il doit certainement y faire tout aussi attention pour les travailleuses enceintes. Sur base de l’analyse des risques, réalisée en collaboration avec le médecin du travail, ils déterminent pour quelles fonctions dans l’entreprise des mesures doivent être prises en cas de grossesse de la travailleuse. Ces mesures peuvent aller de l’adaptation de votre poste de travail (rendre votre travail sans danger pour votre grossesse) jusqu’à un écartement prophylactique (au cas où aucun poste adapté ne puisse être fourni pendant la durée de votre grossesse), en passant par la mutation à un poste respectant les conditions de travail compatibles avec votre état.
L’intervention du médecin du travail
Dès connaissance de votre état de grossesse, et si l’analyse des risques a montré que ce poste était dangereux pour votre grossesse, votre employeur doit vous envoyer en consultation chez le médecin du travail. En fonction de l’analyse des risques et de votre travail, celui-ci décidera si vous pouvez continuer à travailler à votre poste, avec ou sans adaptation, ou à un autre poste, ou si vous devez être écarté de tout travail. La décision du médecin du travail lors de la grossesse est d’application obligatoire par l’employeur. Si vous n’êtes pas d’accord avec la décision du médecin du travail, vous pouvez aussi introduire une procédure de concertation ou de recours contre cette décision.Si vous êtes écartée d’un risque, vous devez fournir à votre mutuelle une attestation du médecin du travail concernant l’écartement de certains risques, et une attestation de votre employeur qu’il ne peut pas vous affecter à un autre poste, pour pouvoir être prise en charge par votre organisme assureur.
Qu'est ce que la Légionella ?
Ces bactéries se développent dans des milieux naturels tels que la boue, les sources chaudes ou les eaux stagnantes. Elles sont également présentes à l’intérieur de nos maisons, par exemple dans les installations de production d’eau chaude sanitaire, les pommeaux de douche, les bains à remous, les fontaines ou encore les canalisations d’eau chaude et froide.
La bactérie peut être à l’origine d’infection chez l’homme. La transmission de légionella à l’homme se réalise lors de l’inhalation de micro-gouttelettes d’eau infectée. Il n’a jamais été démontré que la maladie pouvait se transmettre d’homme à homme.
Le risque est présent dans tout système qui dispose d’un circuit d’eau dont la température est comprise entre 25 et 55°C pouvant produire des micro-gouttelettes par pulvérisation, bouillonnement ou projection à forte pression (réseaux d’eau chaude sanitaire (douches notamment), tours aéroréfrigérées, système d’humidification d’un conditionnement d’air, jacuzzis, fontaines,...)
La taille des gouttelettes a son importance, car celles qui ont une trop grande taille sont arrêtées naturellement au début du système respiratoire et ne pénètrent pas au niveau pulmonaire.
La maladie peut se présenter sous deux formes: la fièvre de Pontiac (forme bénigne) et la maladie du Légionnaire (forme maligne). La fièvre de Pontiac se caractérise par des symptômes grippaux dont le diagnostic passe souvent inaperçu. La guérison survient entre deux et cinq jours.
La maladie du Légionnaire par contre, peut être mortelle surtout pour les personnes dont le système immunitaire est affaibli. Les symptômes sont : infection pulmonaire, malaise, fièvre, frissons, troubles digestifs, diarrhées, état grippal, maux de tête, douleurs musculaires, toux sèche, essoufflement, douleurs thoraciques. L’évolution de la maladie se caractérise par une insuffisance rénale, une insuffisance respiratoire, une confusion mentale et de l’agitation. Dans 13 à 20 % des cas, cette maladie peut avoir une issue fatale.
Pour diminuer le risque de contamination par la légionelle, il est important d’assurer une bonne maintenance (entretien, détartrage) des installations (y compris la robinetterie). Eviter la stagnation et assurer la bonne circulation de l’eau.
Examens médicaux spontanés
En effet, si le travailleur a des problèmes de santé et s’il pense que ces problèmes sont dus au type de travail qu’il exerce, alors il peut faire une demande d’examen médical via son employeur. Il doit avertir l’employeur de sa demande, afin que ce dernier lui remette le formulaire « demande de surveillance médicale » et que les formalités nécessaires soient remplies pour que le travailleur puisse rencontrer le médecin du travail / conseiller en prévention.
Les problèmes de santé (par exemple des irritations des yeux dues à un air trop sec, maux de tête ou de dos dus à la mauvaise disposition de l’écran,…) peuvent avoir des conséquences sur les conditions de travail : un post de travail pas adapté, des moyens de protection ne correspondant pas aux besoins, des facteurs psychosociaux comme le stress, etc.
La conséquence de cette examen peut aller jusqu’à une éventuelle décision comme quoi le travailleur ne peut plus exercer son travail dans les conditions actuelles. Ce choix est laissé au médecin du travail.
Dans ce cas, ce dernier communique sa décision à l'employé et à l'employeur à l'aide d'un formulaire « pour l'appréciation de santé ». Sur ce formulaire, le médecin du travail peut éventuellement indiquer des recommandations pour modifier les conditions de travail (par exemple, travailler à temps partiel, une réorientation et réaménagement du bureau,…)
Qu'est ce que le bore-out ?
Il est vrai qu’il s’agit des mêmes symptômes d’apathie et de dépression. Rothlin et Werder 1, les deux auteurs allemands qui ont lancé le terme de bore-out, affirment que 15% des personnes au bureau ne rencontrent pas suffisamment de défis et s’ennuient au travail. Pas moins de 60% laisseraient en outre entendre qu'ils travaillent plus que ce qu’ils ne font vraiment.
Tout comme pour un burn-out, l’évolution d’un bore-out est très lente. Un travailleur occupe un poste peu créatif – généralement un emploi de bureau - et son responsable délègue peu. Frustré parce qu’il reçoit trop peu de travail et qu’il est trop qualifié, il demande plus de travail. Cependant, le travailleur ne reçoit que plus de tâches inintéressantes et trop faciles. Dès lors, après quelque temps, il ne demande plus de travail supplémentaire. Il fait son travail, le plus lentement possible, et fait si nécessaire comme s’il était fort occupé. Le travailleur se sent inutile, vide et prend son travail en grippe. Son chef, surmené, file tout droit au burn-out en raison du stress trop important. Le salarié est quant à lui parti pour un bore-out en raison de l’ennui. Tout comme son chef, il s’affale le soir irrité et amorphe dans son fauteuil, bien qu’il ne soit pas vraiment fatigué. Il en résulte pour l'entreprise de l’absentéisme et une perte d’efficacité.
Selon Rothlin, il est plus facile d’avouer ses problèmes d’alcoolisme à son employeur que d’admettre que l’on s’ennuie au travail. Le burn-out et le stress sont des problèmes acceptés socialement, alors qu’un bore-out semble être quelque chose pour les « paresseux ».
Pour gérer la problématique du bore-out, le travailleur utilise un certain nombre de tactiques. Au stade initial, quand il est encore inventif mais sous-employé, il essaie de convaincre son chef qu’il mérite plus de confiance. Le salarié reste au bureau aussi longtemps que son chef, même s’il n’a plus rien à faire. Au bout de quelque temps, le salarié s’en remet au fait qu’il a du temps libre, parce qu’il part du principe que c’est ce que son chef attend de lui. En fait, nous arrivons à un scénario de faux travail. Une tactique est d’emmener chaque soir un porte-documents à la maison pour faire semblant d'y poursuivre le travail. Le porte-documents n’est naturellement jamais ouvert.
Quand la situation persiste ou le manque de travail se transforme en une aversion pour la fonction, le travailleur devient plus rusé. Il négocie de longs délais artificiels afin d’inclure des heures d’inactivité pendant ses heures de bureau. Le salarié peut aussi opter pour un « retard stratégique ». Quand par exemple un projet d’équipe a besoin de l’intervention d’un collègue d’un autre département, le travailleur attend que cette personne soit absente pour l’appeler. Ce collègue devient alors responsable du fait que le travailleur n’a rien eu à faire pendant quelques heures, voire quelques jours. Une autre tactique est de pendre un manteau de réserve à la chaise du bureau et de poser une demi-tasse de café à côté du téléphone. De cette manière, le travailleur peut disparaître pendant quelques heures, alors que son chef pense qu’il se trouve ailleurs dans le bâtiment.
Dans certaines entreprises, il existerait un système de faux fumeurs. Ces fumeurs feraient comme s’ils étaient accros pour pouvoir sortir quelques instants et ainsi s’échapper pour un moment de leur bureau. L’internet, le courrier électronique et le téléphone portable ont encore fortement élargi l’éventail d’activités alternatives pour les « sous-employés ».
Comment le problème de bore-out peut-il concrètement être résolu?
Une possibilité pour le salarié est de tenter de discuter du problème avec son employeur. Il risque cependant de ne pas être compris. Il n’est en effet pas facile de dire à son employeur que son travail est trop peu stimulant et donc que l’on s’ennuie sans passer pour un paresseux. Une solution est évidemment de viser un poste plus ambitieux avec de plus grandes responsabilités. Dans la pratique, il faut alors généralement changer d’emploi. Il est important que les entreprises soient conscientes qu’une telle problématique peu exister et qu’il convient d’y accorder également l’attention nécessaire.
1 Rothlin Ph. and Werder P.R. Diagnose Bore-out, Redline Wirtschaft, 2007.
Quel est le rôle du médecin-contrôleur? Quelle est la différence entre le médecin du travail et le médecin-contrôleur ?
Le médecin du travail veille à votre santé et bien-être au travail. Au cours de l’examen médical, il détermine si vous êtes apte à effectuer les tâches qui vous sont confiées. Son rôle est de prévenir les affections non de les guérir. Il ne peut donc pas effectuer des tests de santé générale, comme la mesure du cholestérol par exemple si ce n’est pas lié à la fonction exercée.
Par contre, on va faire appel au médecin-contrôleur dans le cadre d’une politique en matière d’absentéisme. Lorsque vous êtes absent du travail pour maladie, il se peut que vous receviez la visite du médecin-contrôleur. Celui-ci a une double mission:
- Il se prononce sur votre incapacité de travail par rapport à la fonction que vous exercez.
- Il vérifie la durée de votre incapacité de travail et détermine la date à laquelle vous pourrez reprendre votre travail ; celle-ci peut évidemment être antérieure à celle prescrite par votre médecin traitant.
Le médecin-contrôleur est également habilité à révéler le mauvais déroulement du contrôle (p.e. votre refus de vous soumettre au contrôle médical) et à faire connaître le motif de certaines incapacités spécifiques (accident de travail, de sport, maladie professionnelle, congé de maternité) où d’autres organismes sont chargés d’assurer le paiement du salaire.
Le médecin-contrôleur s’abstient de tout commentaire au sujet de votre (in)aptitude partielle, totale, définitive à certaines fonctions et de toute ingérence dans les prérogatives de la médecine du travail.
Il s’abstient également de tout jugement quant à votre médecin traitant et à la qualité des soins qui vous sont prodigués par ce dernier.
Qu’est ce que l’amiante ? Quelles sont les conséquences de l’exposition à l’amiante ? Quand les fibres d’amiantes peuvent-elles se libérer ? Comment le personnel est-il protégé ?
Qu’est ce que l’amiante ?
L’amiante est une substance fibreuse issue du milieu naturel. Si elle semblait présenter de nombreux avantages à l’origine – économique, facile à utiliser, solide, résistante à l’usure, résistante à la chaleur, isolante, etc. – elle a peu à peu dévoilé ses maints inconvénients, si bien que son utilisation et sa vente sont interdites par la loi depuis 2001.
Souvent utilisée dans la construction par le passé, elle est certainement présente, non pas sous sa forme pure, mais transformée dans des matériaux amiantés (comme les tôles ondulées en ciment d’amiante, bacs à fleurs, isolations des tuyaux de chauffage, revêtements similimarbre, rigoles d’écoulement, etc.).
Quelles sont les conséquences de l’exposition à l’amiante ?
Les fibres d’amiante se décomposent en minuscules particules invisibles à l’œil nu.
Si d’autres fibres comme la laine ou le coton s’accrochent aux poils ou à la muqueuse de nos narines, les fibres d’amiante, de par leur longueur, se placent exactement au centre du flux d’air inhalé et poursuivent ainsi leur chemin au gré des méandres de nos voies respiratoires jusqu’au plus profond de nos poumons. Le corps s’efforce certes d’expulser ces intrus par la suite, mais en vain.
L’inhalation de fibres d’amiante peut entraîner des affections très sévères, à savoir l’« asbestose » (bien que cette maladie ne soit pas mortelle, elle entraîne des difficultés respiratoires et favorise les troubles pulmonaires et cardiaques), le cancer du poumon, le cancer de la plèvre ou du péritoine, ou encore le cancer du larynx.
En théorie, toute exposition à des fibres d’amiante à l’état libre comporte un risque, mais la probabilité de contracter ces affections est directement proportionnelle à la durée d’exposition et à la quantité de matière inhalée.
En moyenne, les problèmes de santé surviennent une vingtaine à une trentaine d’années après l’exposition.
Quand les fibres d’amiantes peuvent-elles se libérer ?
De manière générale, les produits amiantés se répartissent en deux catégories.
La première regroupe les produits où l’amiante est solidement attachée à d’autres substances : mélangées à un liant, les fibres sont bien ancrées sur le matériau support. Il s’agit par exemple du ciment d’amiante (tôles ondulées, ardoises, tuyaux). Pour autant que ces matériaux restent en bon état et ne subissent aucune transformation (sciage, polissage, ponçage, forage, nettoyage au jet d’eau haute pression, destruction, etc.) le volume de fibres libéré est infime.
La deuxième catégorie se compose de produits dans lesquels l’amiante est plus ou moins détachée, l’amiante « libre ». Les fibres sont fixées moins solidement au matériau porteur et se libèrent donc plus facilement en cas de d’altération ou de transformation. Les fibres d’amiantes libres sont souvent utilisées pour la projection de couches d’isolation.
En principe, les matériaux amiantés en bon état ne présentent aucun problème, a fortiori s’il s’agit de ciment d’amiante solidement fixé, qui présente un risque faible. Par ailleurs, éliminer l’amiante sans disposer des qualifications requises peut s’avérer bien plus dangereux que de ne toucher à rien. Il convient toutefois de rester vigilant aux dangers inhérents à un endommagement ou une altération éventuels.
Comment le personnel est-il protégé ?
Avant tout, chaque employeur est tenu d’effectuer un inventaire de tous les éléments amiantés de son entreprise. Ceci permettra ensuite de déterminer l’avenir du matériel amianté et de maintenir au minimum l’exposition des employés. Il est impératif de consulter cet inventaire pendant la réalisation d’activités.
Seuls les employés disposant d’une formation spéciale peuvent exécuter des activités liées à l’amiante. Il en va de même pour les travaux de réparation et d’entretien effectués par les électriciens, plombiers, techniciens de climatisation et chauffage, menuisiers, etc. lorsqu’ils manipulent (sciage, forage, perçage, etc.) des matériaux amiantés. Les lourds travaux de démolition et d’élimination comme le désamiantage des couches projetées ne peuvent être effectués que par des sociétés spécialisées.
Une foule de mesures comme le port d’équipements de protection individuelle, l’instauration de temps de repos, le devoir d’information, la création de plans de travail, la formation des employés et la définition des techniques requises lors de la démolition et de l’élimination font désormais l’objet d’une réglementation plus stricte.
Les concentrations de fibres auxquelles les employés peuvent être exposés selon la législation sont aujourd’hui si faibles que le risque d’asbestose est nul et que le risque de cancer est presque complètement écarté.
Tout employé exposé à l’amiante doit subir un examen médical au moins une fois par an et peut également bénéficier d’un suivi médical post-exposition, sur proposition du médecin du travail.
Il n'existe aucun risque pour les personnes qui travaillent dans des bâtiments contenant de l'amiante, pour autant que cette dernière soit bien fixée et que les matériaux qui en contiennent soient en bon état, et tant que l'on ne perfore, ne scie ni ne casse rien. De même, il n’y a aucun risque lorsque le matériau se trouve en des endroits inaccessibles, rendant dès lors tout contact impossible.
La présence de produits amiantés est autorisée jusqu’à leur élimination ou leur remplacement.
"Mon employeur organise un check up, dois-je y participer ?"
Il n’y a aucune obligation de participer à une telle campagne ; c’est un avantage proposé par votre employeur.
Quels sont les avantages pour vous ?
Vous bénéficiez d’un check-up médical entièrement gratuit, ce qui vous permet de faire le point sur votre état de santé.Vous recevez des conseils d’un spécialiste de la santé en ce qui concerne la prévention des maladies cardio-vasculaires, la prévention du cancer ou des conseils diététiques.
Le médecin vous remet, le jour de l’examen, un rapport individuel reprenant les résultats des différents examens réalisés ainsi que son diagnostic.
Si, lors du check-up, le médecin détecte une affection, il vous invite à prendre contact avec votre médecin traitant et vous remet une lettre à son attention. En effet, la détection précoce des maladies permet d’en limiter la durée et la gravité.
Les résultats du check up sont confidentiels ; en aucun cas votre employeur ne pourra en prendre connaissance.
Quels sont les avantages pour votre employeur ?
En optimalisant le capital santé de ses collaborateurs, l’employeur peut améliorer le rendement de son entreprise. La détection précoce des maladies permet de réduire le nombre de malades.Grâce aux conclusions générales de la campagne, votre employeur peut mettre en place une politique de santé et de bien-être au sein de son entreprise.
Par exemple :
- Adapter les menus dans le restaurant d’entreprise,
- Soutenir financièrement à l’affiliation à un club de sport,
- Proposer des cours pour arrêter de fumer,
- Proposer des cours pour prévenir les problèmes de dos,
- Etc.
Imprimantes laser : un danger pour la santé ?
Mais il y a-t-il un risque si ces particules sont inhalées par les travailleurs? Si oui, quelles en sont les conséquences quant à leur santé?
Réponse
Le toner sec est une fine poudre constituée de matières thermoplastiques (polymères), de pigments et de petites quantités d’additifs fonctionnels. Dans des circonstances normales, le toner ne se décompose pas et ne libère donc pas ou pratiquement pas de particules. Grâce à un bon entretien, au remplacement régulier des filtres et à une ventilation adéquate, le risque dans un environnement de travail normal est négligeable.
Toutefois, lorsque des particules se dégagent, celles-ci se diffusent facilement et sont inhalées par les travailleurs. De petite dimension, elles pénètrent dans les poumons. Il existe un risque principalement pour les travailleurs qui passent des journées entières pendant plusieurs mois consécutifs dans un bureau où les imprimantes laser sont mal entretenues.
Quelles peuvent être les conséquences en cas de forte exposition ?
Des réactions allergiques aux particules de toner, une irritation des voies aériennes, des maladies cardiovasculaires voire un cancer. Des chercheurs de la Queensland University
of Technology, une université australienne, ont mesuré les émissions de particules de 62 imprimantes laser, notamment des imprimantes Canon, HP et Ricoh. L’étude démontre que le processus du dégagement de particules est complexe et encore méconnu. De nombreux facteurs, tels que le modèle d’imprimante laser et son ancienneté, le type de cartouche et son ancienneté, l’entretien et le volume d’impression, peuvent infl uencer les mesures et doivent être approfondis.
Quelques conseils
Informez-vous avant d’acheter une imprimante.
- Si vous imprimez de très petites quantités (moins de 25 pages par jour), choisissez une imprimante à jet d’encre.
- Ne placez pas une imprimante dans un bureau sauf sous de strictes conditions.
- Pour une imprimante à volume moyen, la pièce doit être au minimum de 25 m2.
- Placez les imprimantes à grand volume dans une pièce séparée.
- Assurez-vous que les filtres internes soient bien entretenus et soient remplacés à temps.
- Contrôlez régulièrement la ventilation locale et la ventilation de la pièce.
- Réduisez au maximum la pollution sonore.
- Installez l’appareil dans un environnement bien éclairé et bien entretenu.
Dans des circonstances normales et en cas d’entretien correct des imprimantes laser récentes, la quantité de particules émises est nulle ou pratiquement nulle et ne constitue généralement pas une menace pour la santé. Toutefois, il existe de rares cas de réactions allergiques aux particules de toner.
Mon employeur organise un check up, dois-je y participer?
Il n’y a aucune obligation de participer à une telle campagne ; c’est un avantage proposé par votre employeur.
Quels sont les avantages pour vous ?
Vous bénéficiez d’un check-up médical entièrement gratuit, ce qui vous permet de faire le point sur votre état de santé.Vous recevez des conseils d’un spécialiste de la santé en ce qui concerne la prévention des maladies cardio-vasculaires, la prévention du cancer ou des conseils diététiques.
Le médecin vous remet, le jour de l’examen, un rapport individuel reprenant les résultats des différents examens réalisés ainsi que son diagnostic.
Si, lors du check-up, le médecin détecte une affection, il vous invite à prendre contact avec votre médecin traitant et vous remet une lettre à son attention. En effet, la détection précoce des maladies permet d’en limiter la durée et la gravité.
Les résultats du check up sont confidentiels ; en aucun cas votre employeur ne pourra en prendre connaissance.
Quels sont les avantages pour votre employeur ?
En optimalisant le capital santé de ses collaborateurs, l’employeur peut améliorer le rendement de son entreprise. La détection précoce des maladies permet de réduire le nombre de malades.Grâce aux conclusions générales de la campagne, votre employeur peut mettre en place une politique de santé et de bien-être au sein de son entreprise.
Par exemple :
- Adapter les menus dans le restaurant d’entreprise,
- Soutenir financièrement à l’affiliation à un club de sport,
- Proposer des cours pour arrêter de fumer,
- Proposer des cours pour prévenir les problèmes de dos,
- Etc.
Mon employeur n’est-il pas obligé de prévoir quelque chose pour surélever mon ordinateur portable quand celui-ci est utilisé sur un bureau?
L’employeur est obligé par la législation de prévoir et de fournir les accessoires ergonomiques nécessaires à un travail derrière écran. Un ordinateur portable est destiné à être déplacé et à être utilisé peu de temps à la même place. Mais c’est un phénomène connu que des ordinateurs portables sont mis à la disposition des employés et sont finalement utilisés comme des ordinateurs « fixes » (desktop). Utilisé plus de deux heures par jour un ordinateur portable en tant que poste fixe augmente dans une large mesure les risques de lésions dus aux tensions de la nuque, des épaules, des poignets,…
Pour travailler aussi confortablement que possible devant un écran d’ordinateur, il suffit de respecter quelques règles de base :
- Asseyez-vous bien en face de l’écran et du clavier afin d’éviter que vous deviez vous tordre le cou ou vous asseoir de travers (mauvais pour la colonne vertébrale)
- Adaptez l’assise de la chaise à la bonne hauteur afin que les coudes se trouvent juste à la hauteur de le plan de travail et que les avant-bras puissent reposer sur cette surface.
- Mettez-vous dans la position « juste à la bonne hauteur » afin que vos pieds reposent bien à plat sur le sol (si ce n’est pas le cas, utilisez un repose-pied).
- Placez votre clavier à une distance de 10 à 15 cm de la tablette de votre bureau de manière à ce que vos avant-bras soient soutenus de manière optimale.
- Positionnez-vous de manière à ce que vos yeux (pour un écran de 14 pouces) soient à une distance idéale de 50 à 70 cm de celui-ci, ainsi vous pourrez lire aisément les caractères qui s’affichent à l’écran.
- Placez l’écran à la bonne hauteur par rapport à vos yeux pour éviter de trop devoir vous pencher en avant ou en arrière, ce qui peut causer des douleurs à la nuque.
Lorsque vous travailler avec un ordinateur portable se pose le problème qu’il est impossible de respecter dans la pratique les règles 4, 5 et 6 étant donné que l’écran et le clavier font partie d’un tout.
Vous pouvez placer le clavier à la bonne distance, mais il en résultera que l’écran sera alors trop près et toujours trop bas …
Ou votre écran à la bonne hauteur pour vos yeux (en plaçant l’ordinateur portable en hauteur) mais avec le danger alors que le clavier soit bien trop loin et trop haut pour travailler confortablement.
Pour résoudre ce problème, il faut avoir recours à une solution ergonomique :
- Utiliser un clavier externe avec votre ordinateur portable
- Connectez une souris à votre ordinateur portable (la tension exercée sur les muscles du poignet est bien moins importante avec une souris qu’avec le touchpad ou le pointeur du clavier de l’ordinateur portable)
- Pensez à surélever votre ordinateur portable de manière à ce que l’écran de celui-ci soit placé à la bonne distance et à la bonne hauteur.
L’utilisation d’un clavier externe, d’une souris et d’un support pour rehausser l’ordinateur portable est recommandée lorsqu’on ne dispose pas d’un ordinateur de bureau et que cet ordinateur portable est utilisé très régulièrement (plus de 2 heures par jour).
Est-ce qu'un air trop sec dans un bureau peut être nuisible pour la santé?
Les inconvénients physiques les plus fréquents dus à un air trop sec sont des irritations des muqueuses nasales, de la gorge et des yeux.
Souvent ce sont les personnes qui portent des lentilles de contact qui sont les premières à réagir lorsque l’humidité de l’air dans un bureau baisse. Ces plaintes disparaissent dès que la qualité de l'air dans l'entourage s’améliore ou lorsque la personne quitte l'environnement de travail où un air trop sec est présent; les muqueuses se réhydratent alors progressivement.
Des sondages et enquêtes en Hollande (2005) ont clairement démontré que lorsque l’humidité de l’air atteint un niveau très bas, les plaintes pour désagréments physiques commencent. On parle ici de 15% d’humidité relative de l’air (la législation belge détermine le taux d’humidité relatif de l’air entre 40 et 70%) à condition que l’arrivée d’air soit suffisante (>35m³ par heure et par personne) et qu’il n’y a pas de sources de pollution présentes.
Ce qui amène au constat que les plaintes à cause d’un air trop sec ne sont pas toujours totalement reliées à l’humidité de l’air du bureau, mais sont aussi la conséquence de la présence de pollution et de particules (poussières etc) dans l’air. Il est donc essentiel de veiller à la bonne qualité de l’air intérieur.
Dans un premier temps, on doit veiller à éviter les sources de pollution du bureau : photocopieuses et imprimantes laser à usage intensif peuvent être placées dans une pièce à part et suffisamment aérée. Cela vaut aussi pour l’entretien des pièces de travail qui doivent être en ordre avec des sols et des surfaces de travail aussi vides que possible (et être gardés ainsi) et les armoires fermées doivent avoir la préférence sur les armoires ouvertes, de style étagères.
Finalement mentionnons encore que la température de la pièce ne doit pas être trop élevée (+/- 21°C) et qu’elle doit être aéré autant que possible (30 m³ l'air frais minimum par l'heure et par personne). Choisir également de préférence une ventilation naturelle, comme ouvrir les fenêtres par exemple.
Le soleil se reflète dans mon écran. Comment puis-je résoudre ce problème?
La lumière du jour est notre source de lumière la plus importante mais elle peut aussi, dans certaines situations, causer des éblouissements. Quand la luminosité est trop forte ou que le soleil se réfléchit dans un écran, un pare-soleil est nécessaire. Non seulement pour tenir la chaleur à distance mais aussi pour atténuer la luminosité et les reflets.
Pour diminuer l’effet d’aveuglement et les éblouissements, il faut bien penser à disposer les bureaux face aux fenêtres et avec les éléments d’éclairage nécessaires. Il faut prévoir une distance minimum de 1 mètre entre les tables de travail et la fenêtre.
Placer face à la fenêtre :
- Collaborateurs placés dos à la fenêtre : réfléchissement de la lumière naturelle sur l’écran : la situation est déconseillé car la lisibilité des données sur l’écran en sera diminuée.
- Collaborateur placés face à la fenêtre : très grand contraste entre la clarté de la fenêtre et l’écran : la situation est déconseillée.
- Collaborateurs placés perpendiculairement à la fenêtre : la meilleure situation pour diminuer les reflets et l’éblouissement.
Même quand les collaborateurs sont placés perpendiculairement aux fenêtres, un pare-soleil reste approprié, et dans tous les autres cas il est même indispensable.
Il y a deux types de pare-soleil :
- interne: atténuation de la luminosité et/ou des rayons du soleil par un système placé à l’intérieur par rapport à la fenêtre, par exemple des rideaux, des stores, des « jalousies »…
- externe : atténuation de la luminosité et/ou des rayons du soleil par un système placé à l’extérieur par rapport à la fenêtre, par exemple un pare-soleil externe, des volets…
La chaleur excessive dégagée par les rayons solaires n’est pas résolue toutefois (ou alors très peu) par la mise en place d’un pare-soleil interne ; la chaleur s’accumule derrière celui-ci et finit par se diffuser dans les locaux.
Un pare-soleil externe peut entraîner une chute de la température de 3 ou 4° C, ce qui est une différence significative par temps chaud.
En outre, le verre teinté peut aussi être utilisé. Ceux-ci peuvent, suivant leur qualité, donner de bons résultats pour faire baisser la température mais ils ne donnent pas satisfaction si le but recherché est d’atténuer la luminosité.
De plus le verre teinté a comme désavantage de rendre le monde extérieur « plus sombre » ou de déformer les couleurs du monde extérieur.
Lors de son placement, on doit aussi observer bien des caractéristiques techniques.
Pour les pièces possédant un grand nombre de fenêtres ou de portes vitrées, un pare-soleil de bonne qualité est très important, tant pour ses caractéristique d’empêcher la chaleur de rentrer que pour atténuer l’éblouissement dû à un trop grand afflux de lumière.
Besoin d'air frais, mais mes collègues sont frileux. Que puis-je faire ?
"Au bureau, nous avons seulement une seule fenêtre... Et parce que mes collègues ont plus vite froid que moi, celle-ci n’est pas ouverte très souvent… Pourtant, j’ai besoin d’air frais ! Que puis-je faire ?"
RÉPONSE
Une bonne température à l’intérieur d’un bureau contribue à en faire un lieu de travail agréable. Souvent, l’air dans un bureau est trop sec et la teneur en CO2 est trop élevée (1). Les plaintes entendues le plus souvent sont la gorge sèche, la tête qui tourne, la fatigue, les pertes de concentrations et les irritations des yeux, de la peau et des voies respiratoires. Une bonne aération peut en grande partie diminuer ces plaintes.
Une des possibilités pour prévoir une meilleure aération est en fait de régulièrement ouvrir les fenêtres. Mais dans ce cas, on doit également tenir compte des collègues qui peuvent éprouver des problèmes à cause des courants d’air.
La vitesse de l’air peut être tenue au mieux sous 0.15 m/s pour éviter les plaintes. En fait, les fenêtres ne peuvent pas être tenues constamment ouvertes, un compromis doit être trouvé. Les fenêtres peuvent par exemple être ouvertes durant les pauses. On penser à placer des purificateurs d’air aux fenêtres. Ces solutions ne présentent pas le problème des courants d’air et fournissent une quantité limitée d’air frai au bureau.
A côté de cela, la qualité de l’air du bureau peut être améliorée en plaçant des plantes purificatrices d’air. En effet, ces plantes, en rejetant dans l’air de la vapeur d'eau et de l'oxygène, peuvent lutter ainsi contre les substances nocives comme le CO2 et absorber la chaleur et le bruit. Un effet secondaire agréable du placement de plantes est que les employés trouvent leur bureau plus agréable, ce qui peut diminuer le stress et les plaintes.
Les bonnes sortes de plantes pour les bureaux sont les palmiers (de petite taille), les caoutchoucs, les lierres, des fougères,…
On doit bien souligner que les feuilles sèches et mortes ou pleine de poussière doivent être régulièrement enlevées. De plus, le bureau doit être nettoyé régulièrement. C’est très important de garder le lieu de travail propre et sans poussière.
Si ces propositions ne sont pas applicables, la ventilation artificielle peut être une autre solution. Mais on doit réfléchir, à l’achat de telles installations, à éviter au maximum les courants d’air, le bruit et les autres problèmes.
(1) La teneur en CO2 donne une indication de l’aération. A partir du moment où la teneur en CO2 de l’air s’élève à plus de 800ppm, les plaintes peuvent apparaître.
Depuis deux semaines j'ai un nouveau patron et je ne m'entends pas avec lui, le courant ne passe pas entre nous... Que puis-je faire?
Les contacts entre personnes ne coulent pas toujours de source. Et cela vaut pour tout le monde, il y a toujours des personnes avec qui vous vous entendez mieux que d’autres.
Ces préférences s’appliquent aussi bien aux relations personnelles que professionnelles. Il se peut, par exemple, que vous appréciez quelqu’un comme ami dès le premier abord, que cela soit quelqu’un avec qui vous avez envie de faire un bout de chemin, mais dont vous savez pertinemment bien qu’il ne sera pas un bon patron pour vous. Inversement, il se peut que vous appréciez vraiment votre patron parce qu'il est un collaborateur hors pair et reconnu, mais cela ne signifie pas que vous l’appréciez sur le plan personnel.
Il peut avoir un autre sens de l’humour, d’autres centres d’intérêt que les vôtres. Il ne vous viendrait jamais à l’esprit d’aller boire un verre avec lui après les heures de bureau !
Apprendre à travailler ensemble
Vous dites que vous avez un nouveau patron depuis 2 semaines et que le courant ne passe pas entre vous.
Cela peut venir du fait que votre patron n’est pas toujours très clair, mais il faut également considérer que cela ne fait que 2 semaines que vous travailler ensemble… Vous n’avez pas encore eu l’occasion de découvrir sa personnalité et sa façon de travailler.
Apprendre à se connaître, s’apprécier et découvrir les côtés positifs de chacun demande du temps. De plus, il n’est pas nécessaire que votre dirigeant devienne votre meilleur ami, l’important est qu’il exerce sa tâche de patron correctement et efficacement.
En moyenne cela prend 6 mois pour s’intégrer socialement et professionnellement dans une équipe. Pour votre patron tout est nouveau. En effet, il doit encore apprendre énormément de choses sur la manière de travailler au sein de votre équipe. Quelles tâches doivent être effectuées? Comment les effectuées? Qui doit les faire? Quels sont les objectifs du service? Quelles sont les capacités des membres de son équipe? Autrement dit, il doit aussi s’intégrer en tant que personne dans l’équipe.
Après seulement deux semaines, votre nouveau patron n’a pas encore eu la possibilité de s’intégrer pleinement et il n’a pas encore eu le temps de prendre les décisions d’où il veut emmener son équipe.
Résistance au changement
Un nouveau patron signifie souvent encore du changement. Ce changement peut s’appliquer à plusieurs domaines comme par exemple sur le plan du contrôle, de la participation et des normes.
Mais le changement suscite souvent la résistance. Et si certains collaborateurs trouveront ces changements positifs; d’autres auront plus difficile à les accepter.
L’arrivée et l’intégration d’un nouveau patron entraîne une adaptation tant pour ce dernier qu’également pour tous les collaborateurs de l’équipe.
Il faut donc accorder, à son nouveau dirigeant et à ses collègues, le laps de temps suffisant pour surmonter cette phase de changement.
Si après avoir laissé le temps nécessaire à cette adaptation, vous avez encore des problèmes avec votre nouveau patron, deux options s’offrent à vous :
- Soit vous décidez de mettre fin à votre collaboration en changeant de service ou en cherchant une nouvelle situation,
- Soit vous pouvez tout naturellement demander un rendez-vous pour discuter avec votre chef de service des points qui posent problème et essayer de dégager des solutions ensemble.
Et soyons clair, un dialogue poli et respectueux peut vraiment faire des miracles!
Ma grossesse me fatigue énormément. Mon employeur peut-il m'interdire de me reposer l'après-midi?
RÉPONSE
L'avis du médecin du travail
Dès que vous avez officiellement informé votre employeur de votre grossesse, celui-ci peut vous envoyer chez le médecin du travail. En fonction du travail que vous effectuez, ce dernier vous conseillera.
Ces conseils ont pour objectif d'éviter qu'en tant que femme enceinte, vous soyez exposée à des produits ou conditions de travail qui pourraient vous être nuisibles. Votre employeur est tenu de faire en sorte que ces conseils soient correctement suivis.
L'avis de votre gynécologue
Pour ce qui est des petits ou grands maux liés à votre grossesse, c'est à votre gynécologue ou médecin traitant qu'il reviendra de juger si vous pouvez ou non continuer à travailler. S'il estime que vous devez cesser de travailler, il vous prescrira un arrêt de travail. Dans le cas contraire, votre employeur est en droit de considérer que vous êtes en mesure d'effectuer votre travail correctement.
Réprimande
Par conséquent, lorsque vous vous accordez une pause qui n'est pas recommandée par le médecin du travail, votre employeur peut vous réprimander.
Je ne reçois que des tâches ennuyeuses. Que faire?
"Je m'ennuie au travail. Mon patron ne me donne jamais de choses intéressantes à faire. Et je me retrouve à effectuer des tâches monotones à longueur de journée. Que faire pour y changer quelque chose?"
RÉPONSE
Tout d'abord, il convient de vous demander si votre emploi en tant que tel n'est pas devenu ennuyeux. Lorsque l'on travaille depuis un certain temps dans une entreprise ou au sein d'un même service, la routine finit par s'installer. Et l'on a vite l'impression que l'on ne réalise que des prestations insignifiantes et inintéressantes. On finit par trouver le job de son collègue plus attrayant qu'il n'est en réalité. Commencez donc par vous assurer que vous n'avez pas tout simplement besoin d'un nouveau défi dans le cadre de votre emploi actuel.
Parlez-en à votre patronS'il s'avère que vous êtes, en effet, à la recherche de nouveaux défis et de missions plus intéressantes, parlez-en à votre patron. Un tel entretien peut constituer un premier pas vers une solution. Il est possible que votre patron distribue les tâches de façon routinière sans tenir compte des préférences individuelles de ses collaborateurs. Si votre patron ignore que vous trouvez ennuyeuses les tâches qu'il vous assigne, il considérera que vous êtes satisfait de la répartition actuelle des tâches. Signalez donc à votre patron qu'il en est autrement. Expliquez-lui quelles sont les tâches que vous trouvez intéressantes et qui pourraient représenter un réel défi pour vous. Peut-être trouverez-vous un compromis.
Bien sûr, il est possible qu'il ne soit momentanément pas possible de vous assigner de nouvelles tâches. Peut-être êtes-vous la seule personne capable de gérer les dossier plus ennuyeux et compliqués. Il se peut également que vous ne disposiez pas des capacités ou de la formation nécessaires à l'exercice de certaines tâches. La description de votre fonction ne comporte peut-être que ces tâches "ennuyeuses", de sorte que vous seul êtes compétent en la matière. Si c'est le cas, tentez de savoir pourquoi votre patron a réparti les tâches de la sorte et sachez à quoi vous en tenir. Si vous constatez que peu de perspectives de changement s'offrent à vous, envisagez peut-être l'une ou l'autre formation afin d'augmenter vos chances de vous voir attribuer des tâches plus intéressantes.
En tant que dirigeant, votre patron a bien entendu le droit de décider de la façon dont les tâches sont réparties au sein de son service. Il peut entreprendre des actions et prendre des décisions dans l'intérêt du service, sans pour autant dépasser les bornes. Dans certains cas, heureusement exceptionnels, il est possible qu'il vous assigne consciemment les tâches les plus ennuyeuses afin de vous défavoriser. Si c'est le cas, vous constaterez sans doute qu'il tente de vous couper l'herbe sous le pied dans d'autres situations et à d'autres niveaux également. Vous pouvez bien entendu en parler directement à votre patron. Si telle est votre intention, planifiez cet entretien à un moment plutôt calme. Veillez également à parler à la première personne du singulier. Evitez le "vous" systématique. Préférez "J'ai le sentiment que je fais toujours le même genre de tâches et que mes collègues reçoivent toutes les missions intéressantes" à "Vous me donnez toujours les tâches les plus ennuyeuses et les plus barbantes".
Assistance professionnelleSi cet entretien ne débouche sur aucune une solution ou si vous ne souhaitez pas en parler à votre patron, vous pouvez faire appel à votre personne de confiance au sein de l'entreprise (pour autant qu'il y en ait une). Cette personne peut vous offrir aide, conseils et assistance. Elle peut également servir de médiateur entre votre patron et vous afin de trouver une solution.
Enfin, vous pouvez vous adresser au conseiller de prévention – aspects psycho-sociaux pour le Service interne de Prévention et Protection de votre entreprise. Ensemble, vous pouvez essayer de trouver une solution à votre situation spécifique.Comment réagir face à un collègue colérique?
"Un de mes collègues est irascible et pique parfois de terribles colères durant le travail. Je trouve cela très déstabilisant et mon humeur en pâtit. Que puis-je faire?"
RÉPONSE
Travailler avec un collègue irascible n'est pas toujours agréable. Votre travail peut en souffrir jusqu'à en devenir pénible.
La première chose à se demander est si votre collègue s'est toujours comporté de la sorte avec vous ou si vous avez observé des changements récemment. Il se peut que ses coups de colère ne soient que passagers et qu'ils n'aient rien à voir avec sa nature ou son caractère. Sa susceptibilité est peut-être le résultat de problèmes d'ordre privé ou d'un trop grand stress professionnel.
Parlez avec votre collègue
Quoi qu'il en soit, nous vous conseillons de commencer par lui parler. Voici deux recommandations avant d'entamer toute conversation:
- Choisissez le bon moment pour lui parler. Privilégiez un moment où ni lui ni vous n'êtes pressé de sorte que la conversation puisse avoir lieu sans contraintes de temps et sans interruptions.
- N'engagez pas la conversation si êtes vous-même de mauvaise humeur.
Durant la conversation, il est important de rester concret. Etayez votre propos de faits précis (par ex. dans quelles situations votre collègue a-t-il réagi de façon colérique?). Faites-le d'une façon constructive: parlez en termes de comportement et non en termes de caractère (par ex. dites "je n'aime pas que tu cries sur moi comme tu l'as fait le jour où..." au lieu de "j'en ai marre de ton caractère de cochon!"). Vous pouvez également préciser la nature du sentiment provoqué par une situation bien concrète.
Gardez votre calme en toutes circonstances et faites comprendre à votre collègue que ce n'est pas lui en tant que tel qui vous pose problème, mais son comportement. Si votre collègue manifeste des signes d'agitation durant la conversation, proposez-lui d'en rester là pour l'instant et de rependre la conversation plus tard. Accordez-lui, en tout cas, suffisamment de marge et de temps. Vos remarques peuvent être assez inattendues pour lui et peut-être ne sait-il pas très bien comment réagir.
Essayez de conclure sur base d'engagements concrets. Convenez, par exemple, que la prochaine fois qu'une situation désagréable se produira, vous le lui ferez comprendre à l'aide d'un petit signe.
Si la conversation échoue
Si, pour diverses raisons, vous ne vous sentez pas à même d'engager une telle conversation avec votre collègue, adressez-vous à votre supérieur et demandez-lui d'intervenir. Ce dernier pourrait, par exemple, organiser une conversation entre votre collègue et vous.
Autre possibilité: vous adresser à une personne de confiance (du moins s'il existe une telle personne au sein de votre entreprise). La personne de confiance intervient dans le cadre de violence et de harcèlement moral ou sexuel. Elle peut également vous aider à résoudre des problèmes relationnels avec vos collègues. Elle peut vous proposer d'intervenir en tant que médiateur ou simplement recueillir votre témoignage et vous conseiller. En règle générale, la personne de confiance n'entreprend rien avant que vous ne lui ayez donné l'autorisation explicite.
Les photocopieuses sont-elles dangereuses pour la santé?
"Je travaille à côté d'une photocopieuse. Outre le fait qu'elle est relativement bruyante, est-elle dangereuse pour ma santé?"
RÉPONSE
Une photocopieuse peut présenter certains risques qui dépendent essentiellement de l’utilisation réelle qui est faite de l’appareil et de l’endroit où il est installé.
Bruit et chaleur
Le bruit ne dépasse, en général, pas 45 décibels. Ce niveau sonore ne présente pas de risque de surdité mais peut constituer une gêne auditive (diminution de la concentration, maux de tête, communication plus difficile).
La chaleur dégagée par une photocopieuse peut être à l’origine de plaintes, principalement durant la période d’été.
Ces deux points (bruit et chaleur) représentent des gênes et non de véritables risques.
Risques potentiels
Deux risques potentiels existent mais sont de nature chimique:
L'ozone
Le premier risque est l’ozone. Cette substance se forme à partir de l’oxygène de l’air suite aux ultraviolets et tension électrique émis lors de l’impression de documents par les photocopieuses. L’ozone peut entraîner des irritations des yeux, de la peau et des voies respiratoires.
Si un dégagement important d’ozone devait être constaté, il faut savoir qu’il existe des modèles de photocopieuses équipées de filtres permettant de capter près de 90% de l’ozone émis. Ces filtres doivent, pour rester efficaces, être remplacés toutes les 4.000 heures d’utilisation ou tous les six mois.
Le toner
Le second risque est constitué par le toner, poudre d’impression utilisée dans les photocopieuses. Des irritations et des allergies de la peau et des voies respiratoires sont possibles. Actuellement, ce risque est devenu théorique car, sur les modèles récents, le toner est utilisé sous forme de cartouche qui empêche le contact avec la peau et son dégagement dans l’air.
Prévention
Pour prévenir ces risques, deux conseils principaux peuvent être donnés:
- placer les photocopieuses le plus à l’écart possible des postes de travail
- placer la photocopieuse dans un endroit bien ventilé.
L’idéal est de mettre ce type d’appareil dans un local séparé, bien aéré. Une photocopieuse peut, en principe, être laissée dans un bureau lorsqu’elle imprime moins de 5.000 copies par mois. Entre 5.000 et 50.000 copies, on mettra l’appareil dans un couloir et au-delà de 50.000 copies par mois, on conseillera de placer la photocopieuse dans un local spécifique.
Mon collègue est trop bavard. Que puis-je faire?
"Je travaille à côté d'un collègue particulièrement bavard. Il adore me raconter sa vie privée dans les moindres détails. Une conversation privée ne dure jamais moins d'un quart d'heure. Il m'empêche souvent de travailler alors que j'ai des choses urgentes à régler. Ceci dit, il est très sympathique et j'ai énormément de mal à lui dire que je dois continuer à travailler. Comment faire?"
RÉPONSE
Les contacts informels entre collègues favorisent une bonne ambiance et sont excellents pour la motivation au travail. Un collègue trop bavard, en revanche, peut avoir l'effet opposé. D'une part, il met en péril votre attention et votre concentration. D'autre part, les conversations inoffensives, peuvent dégénérer rapidement en ragots ou en foire aux bons mots, qui peuvent affecter la solidarité et l'esprit d'équipe. Comment réagir?
Signaux subtils
La première chose que vous pouvez faire, c'est envoyer quelques signaux subtils à votre collègue afin de lui faire comprendre qu'il ferait mieux de se taire. Comment? En ne réagissant pas ou en réagissant à peine à ce qu'il raconte. Après un certain temps, votre collègue infatigable comprendra que vous souhaitez mettre fin à la conversation. Autre tactique: mettre fin, vous-même, de façon active, à la conversation. En concluant brièvment ou en ponctuant ses paroles d'un "Tiens-moi au courant" ou d'un "On verra comment les choses évolueront" ou encore par une boutade assez banale.
Plus explicite
Si ces signaux ne sont pas efficaces, il vous faudra être un peu plus explicite. Essayez, d'une façon amicale et respectueuse, de faire comprendre à votre collègue que vous devez conclure la conversation car vous avez du travail. Si vous remarquez qu'il est un peu vexé par votre réaction, vous pouvez ajouter que vous aimeriez poursuivre la conversation mais que votre planning ne vous le permet tout simplement pas étant donné que vous avez encore énormément de travail. Si vous le souhaitez, vous pouvez éventuellement lui proposer de continuer la conversation durant la pause de midi.
Cartes sur table
Si votre collègue est du genre coriace et ne semble pas saisir le sens de vos allusions, il faudra peut-être le prendre en aparté et lui dire de façon respectueuse mais ferme que ses bavardages vous empêchent parfois d'effectuer correctement votre travail. Utilisez une formule qui ne vous choquerait pas vous même si elle vous était adressée. Parlez à la première personne. Evitez les phrases telles que "il est impossible de se concentrer lorsque tu parles sans arrêt". Préférez "j'ai du mal à me concentrer lorsque l'on parle dans le bureau". Répétez ce message à chaque fois que vous êtes confronté à ce problème et n'oubliez pas de joindre l'acte à la parole lorsque vous dites que vous n'avez pas le temps de parler maintenant car vous devez travailler.
Imaginons que votre collègue bavard est, en plus, un amatteur de ragots et que vous soyez importuné par le contenu des propos qu'il diffuse, vous pourrez toujours vous adresser à la personne conseil de votre entreprise ou au conseiller en prévention - aspects psychosociaux. Ces personnes peuvent jouer un rôle de conseiller et de médiateur dans le cadre de conflits entre collègues ou de cas de harcèlement moral ou sexuel et de violence sur le lieu de travail.
Que faire lorsque l'on est témoin de discrimination au travail ?
Face à un exemple de discrimination, gardez-vous avant tout de cautionner un tel comportement ou de prendre position en faveur de la personne qui commet l'acte de discrimination. Si vous vous en sentez la vocation et si vous estimez en avoir la force, vous pouvez bien entendu faire remarquer à cette personne qu'un tel comportement n'est pas autorisé et qu'il est même condamnable.
Soutien moral
Si vous constatez que la personne discriminée souffre de cette situation, n'hésitez pas à lui apporter votre soutien. Vous pouvez lui prêter une oreille attentive et tenter de lui remonter le moral. Vous pouvez en outre l'informer des démarches qu'il ou elle peut entreprendre pour mettre fin à cette situation.
Recours possibles
Vous pouvez lui conseiller de s'adresser à son supérieur afin de discuter avec lui de cette situation. Le supéieur est responsable du bien-être de ses collaborateurs et peut donc intervenir dans de telles situations.
Vous pouvez également suggérer à la personne discriminée de s'adresser au Centre pour l'égalité des chances et la lutte contre le racisme. Cette organisation aide les personnes victimes de discrimination. Elle emploie un certain nombre de conseillers juridiques qui recueillent les plaintes et conseillent les plaignants. Voici l'adresse du Centre:
Centre pour l'égalité des chances et la lutte contre le racisme
Rue Royale, 138
1000 Bruxelles
Tél.: 02/212.30.00 entre 9 et 17 heures
Ligne verte gratuite: 0800/14912
E-mail: centre@diversite.be
L'air est fort sec dans mon bureau, que puis-je faire pour y remédier?
"J'ai souvent l'impression qu'il fait très chaud dans notre bureau et que l'air y est très sec. En fin de journée, j'ai souvent le sentiment d'avoir les yeux secs et la gorge sèche. Comment faire pour y remédier?"
RÉPONSE
Différentes études montrent que les plaintes liées à un air trop sec dans les bureaux n'ont souvent rien ou très peu à voir avec le taux d'humidité ambiante, mais sont par contre la conséquence d'une qualité insuffisante de l'air, souvent combinée à des températures trop élevées.
Pollution de l'air
Les spécialistes tendent à penser que de nombreuses plaintes sont dues à la présence, dans l'air, de poussières et de gaz et vapeurs polluants. Ces polluants - souvent provoqués par l'utilisation d'imprimantes et de photocopieuses - et les poussières présentes dans l'air se libèrent plus facilement dans un environnement peu humide et se mettent donc à flotter dans l'air. C'est cela qui peut provoquer des plaintes telles qu'une irritation des muqueuses (du nez et des yeux).
Par conséquent, la solution ne réside pas seulement dans une humidification de l'air ambiant.
Solutions
En premier lieu, il faut éviter les sources de pollution sur le lieu de travail: les imprimantes et les photocopieuses seront de préférence placées dans un local séparé et suffisamment ventilé.
Les plantes sont les bienvenues. Certaines espèces (par ex. le palmier ou les fougères) apportent une grande quantité d'humidité et peuvent absorber certaines substances nocives présentes dans l'air. Bien entendu, il convient de bien entretenir ces plantes, c'est-à-dire de les dépoussiérer régulièrement et d'enlever les feuilles séchées dès leur apparition.
Il va également de soi que l'espace de travail doit être bien entretenu.
Par ailleurs, les armoires fermées sont préférables aux armoires ouvertes ou aux étagères.
Enfin, la température ambiante ne doit pas être trop élevée (+/- 21°C) et la pièce doit être suffisamment ventilée et, de préférence, équipée de fenêtres que l'on peut ouvrir.
Vingt personnes travaillant dans un bureau de 50 m²: est-ce acceptable?
“Je travaille dans un bureau d'un peu plus de 50 m². Jusque-là tout va bien. Le problème est que je le partage avec 19 collègues. Autant de personnes sur une surface aussi réduite, cela ne me semble pas très sain! Existe-t-il des règles ou limites en la matière?”
RÉPONSE
La loi belge estime que chaque travailleur doit pouvoir disposer d'un espace réel de 10 m³ et d'une surface libre de 2 m² (hors mobilier). Les dimensions de la surface libre, hors mobilier, doivent être mesurées de façon telle que le personnel dispose de suffisamment de liberté de mouvement.
Surface libre ou surface réelle?
Tout dépend de l'interprétation de la surface que vous nous signalez:
- Si les 50 m² correspondent à la surface libre, votre espace de travail répond aux exigences légales: vous disposez en effet de 2,5 m² de surface libre par personne. Le fait que vous puissiez travailler confortablement dépendra de l'aménagement du lieu de travail. La loi belge ne prévoit pas de dimensions minimales en ce qui concerne la table de travail.
Voici, en guise d'illustration, quelques directives utilisées dans le cadre de la norme néerlandaise NEN 1824:Elément Surface minimale Les collaborateurs: 4 m² pour chaque poste de travail utilisé plus de deux heures par jour de façon régulière, chaise de bureau et espace de circulation sur le poste de travail compris La table de travail: 1 m² pour un poste de travail avec écran plat, 2 m² pour un poste de travail avec écran CRT, 1 m² pour une table de lecture ou d'écriture, 2 m² pour une table à dessin Les armoires: 1 m² pour chaque armoire Les possibilités de réunion: 2 m² par personne - Si les 50m² correspondent à la surface reélle, il y a en effet un problème. Car cela signifie que vous ne diposez que d'une surface de 0,5 m², chaise et table comprises. C'est bien entendu insuffisant. Il est inacceptable de travailler dans un espace aussi réduit.
Les couleurs de mon bureau ont-elles un effet sur mon humeur?
"Mon bureau vient d'être repeint. Les murs ne sont plus de couleur crème mais gris foncé, la couleur du logo de l'entreprise. Est-il possible que cette couleur ait un effet sur mon humeur? Depuis le changement, en effet, j'ai l'impression que tout me pèse plus."
RÉPONSE
Les couleurs n'ont pas seulement un effet sur la réflexion de la lumière. Elles ont aussi un effet psychologique.
L'effet psychologique des couleurs
De façon générale, on considère que les couleurs foncées ont un effet déprimant et n'encouragent pas à la propreté, tandis que les couleurs claires sont à la fois stimulantes et reposantes: elles rendent un local plus lumineux, plus joyeux et incitent à la propreté.
Dans un lieu où les travailleurs effectuent des tâches simlpes et monotones, il n'est pas mauvais de placer quelques accents colorés stimulants dans leur champ de vision. Lorsque les tâches demandent une plus grande concentration, en revanche, il vaut mieux peindre les murs dans une couleur claire.
Dans les lieux de passage, tels que les couloirs, les cantines et les vestiaires, on peut sans problème utiliser plusieurs couleurs afin de créer un effet de rupture avec les bureaux ou ateliers.
Les couleurs claires donnent une sensation d'espace et agrandissent les pièces, tandis que les couleurs soutenues leur donnent de l'intimité.
Les trois couleurs primaires
Les trois couleurs primaires sont le rouge, le bleu et le jaune. Chacune a des caractéristiques spécifiques:
Rouge
Le rouge est une couleur excitante: elle stimule la circulation sanguine et le rythme cardiaque. Une pièce entièrement rouge donne l'impression que la température y est de trois degrés supérieure que lorsqu'elle est peinte en blanc. L'inconvénient de cette couleur est qu'elle est fatigante pour les yeux et pour l'organisme en général. Nous vous conseillons donc de l'utiliser à petites doses: comme point de référence ou afin d'accentuer certains endroits.
Jaune
Le jaune stimule l'activité et la créativité et favorise la communication. C'est la couleur idéale pour les bureaux, les classes et tous les endroits où la concentration est de vigueur.
Bleu
Le bleu a un effet reposant et apaisant. En teintes claires, cette couleur apaise les maux de tête. En revanche, le bleu foncé peut avoir un effet soporifique et déprimant.
Mon patron devient de plus en plus importun. Que faire?
Mon patron me pose beaucoup de questions sur ma vie privée et m'appelle souvent sur mon GSM. Il lui arrive de m'effleurer, de me frôler ou de me toucher l'épaule ou le bras. Que puis-je faire?
RÉPONSE
Nous avons tous nos limites. Telle personne considèrera l'attitude d'un(e) collègue comme une forme de harcèlement, tandis que telle autre ne s'en émouvra pas. La frontière entre ce qui est permis et ce qui ne l'est pas est donc purement individuelle. Vous seule êtes donc en mesure de décréter que le comportement de votre patron "est correct" ou "va trop loin".
Face à un comportement que vous jugez inconvenant ou désagréable, vous pouvez réagir de différentes façons.
Comment réagir?
La première fois que votre patron vous pose une question déplacée, vous pouvez lui répondre par une autre question (par ex.: Je suis surprise que vous me posiez cette question. Quel est le rapport avec mon travail?) ou avec humour (par ex.: Me marier? Vous devriez d'abord le demander à mon ami!). Si la conversation s'arrête ici, cela signifie que votre patron a compris le message.
Mais il est possible qu'il ne soit pas conscient de l'impact de son comportement ou s'en fiche éperdument. Par conséquent, s'il remet ça, il vaut mieux que vous lui fassiez clairement comprendre que vous trouvez son attitude insupportable.
Voici quelques conseils qui pourraient vous y aider:
- Utilisez des phrases courtes dans lesquelles vous nommerez clairement et concrètement le comportement gênant et demanderez à votre patron d'arrêter;
- Veillez à toujours mettre le comportement en cause, et non la personne en tant que telle;
- Décrivez brièvement l'effet que ce comportement produit sur vous, ainsi que les émotions et sentiments qu'il évoque;
- Les menaces et le comportement hostile sont à proscrire. Préférez une conversation constructive au cours de laquelle vous laisserez à l'autre la possibilité de réagir;
- Ne vous en tenez pas aux choses que vous ne souhaitez pas. Evoquez également les choses que vous souhaitez. Focalisez-vous sur le changement;
- Soyez cohérent. Faites en sorte que ce que vous dites soit en accord avec ce que vous faites;
Ne laissez pas cette situation s'éterniser. Réagissez sans plus attendre. Prenez vos sentiments au sérieux et défendez-vous.
Si rien ne change...
Si le comportement incriminé persiste, adressez-vous à votre personne de confiance au sein de l'entreprise ou à un conseiller en prévention/psychologue externe qui vous aidera, vous conseillera et vous servira de médiateur. Vous trouverez les coordonnées de cette personne dans le règlement de travail de l'entreprise.
Ne baissez surtout pas les bras et ne laissez pas cette situation s'aggraver jusqu'à devenir insurmontable. Faites confiance à vos sentiments et réagissez dès que les débordements se manifestent.
Comment réagir face aux ragots?
"Mes collègues adorent les commérages. La plupart du temps, il ne s'agit que de plaisanteries anodines, mais, de plus en plus souvent, je trouve leurs commentaires vis-à-vis de collègues complètement déplacés. Comment dois-je réagir?"
RÉPONSE
Nous passons la majeure partie de la journée au travail. Il est normal que nos échanges ne se limitent pas au domaine strictement professionnel. Les conversations à bâtons rompus, durant la pause de midi ou la pause-café, ont d'ailleurs souvent un effet bénéfique et contribuent à détendre l'atmosphère.
Conséquences
Lorsque ces badineries se transforment en ragots et remarques désagréables, elles peuvent toutefois avoir de fâcheuses conséquences pour les personnes concernées et pour l'ambiance de travail en général.
Les ragots mènent, en effet, rapidement leur propre vie et peuvent, après un certain temps, mettre en péril la position et l'emploi de la victime.
En outre, les commérages constituent souvent un premier pas vers les comportements déplacés et le harcèlement moral.
En d'autres mots, les ragots ne sont pas sans dangers.
Intervenir à temps
En intervenant suffisamment tôt, c'est-à-dire, en tuant le ragot dans l'oeuf, on peut éviter de nombreux dérapages.
C'est ici que les dirigeants de l'entreprise peuvent jouer un rôle important. Il est fondamental qu'ils prennent clairement position et qu'ils fassent savoir que les ragots prenant pour cible les collègues sont intolérables. De son côté, chaque salarié doit y mettre du sien et s'abstenir de cancaner sur le lieu de travail.
Comment se comporter face aux ragots?
Si vous êtes néanmoins confronté aux ragots sur votre lieu de travail, évitez d'y prendre part et faites comprendre à vos collègues que vous ne souhaitez pas jaser sur d'autres collègues en l'absence de ces derniers.
Méfiez-vous également des histoires qui vous parviennent "via via". Ne les transmettez pas à d'autres personnes et prenez-les avec des pincettes. Si le ragot concerne le travail ou vous concerne personnellement, tentez d'en vérifier le bien-fondé avant de tirer des conclusions.
Relativisez...
Ceci dit, la capacité de relativiser et le bon sens ne sont pas superflus. Les plaisanteries anodines doivent être possibles. En outre, le blagueur ne remarque pas toujours que tel collègue s'offusque d'une boutade ou remarque.
Il est donc préférable que vous placiez vous-même vos limites lorsque vous estimez qu'un collègue les outrepasse. La plupart de temps, cela suffira à mettre fin au comportement non désiré.
Aide extérieure
Si vous remarquez qu'un collègue est devenu la cible de ragots, et en souffre, encouragez-le à prendre contact avec une personne de confiance ou un conseiller en prévention chargé des aspects psychosociaux au travail.
Ces personnes lui prêteront une oreille attentive, le conseilleront et pourront, le cas échéant, se poser en médiateur entre les parties concernées.
L'usage intensif du gsm peut-il être dangereux pour la santé?
"Dans le cadre de mon travail, je dois être joignable à tout moment. La plupart des gens me contactent donc sur mon gsm et je passe beaucoup de temps accroché à mon mobile. Une utilisation prolongée du gsm peut-elle être dangereuse pour la santé? Les ondes diffusées par un gsm sont-elles vraiment nocives? La technologie récente présente-t-elle moins de risques que les précédentes?"
RÉPONSE
Les gsm utilisent, pour communiquer avec les réseaux de téléphonie mobile, des ondes électromagnétiques. Ces réseaux accessibles au public, fonctionnent grâce à des ondes électromagnétiques particulières que sont les micro-ondes. Celles-ci sont identiques à celles utilisées dans les fours, mais, les puissances en sont tout à fait différentes puisque si les fours à micro-ondes travaillent entre 750 et 1000 Watts, les gsm n’ont que des puissances maximales de 1 à 2 Watts.
Les micro-ondes sont bien connues pour leurs effets thermiques c’est-à-dire l’échauffement de la matière. C’est le principe même des fours à micro-ondes. Puisque les gsm émettent également des micro-ondes, et ceci juste à côté du visage et de la tête, la question souvent posée est de savoir si leur utilisation est dangereuse.
De plus, il y a quelques années, cette question a été encore rendue plus brûlante par la publication d’articles mettant en cause l’usage de gsm dans l’apparition possible de tumeurs du cerveau.
Qu'en est-il réellement?
Si la puissance maximale d’un gsm est de 1 à 2 Watts, cette puissance n’est généralement pas atteinte en usage normal puisque, en ville, où la distance moyenne entre le gsm et les antennes est plus réduite, cette puissance est souvent limitée à 0,2 à 0,5 Watts.
De plus, les gsm n’émettent que très peu lorsque l’on ne téléphone pas et qu’ils sont "en veille". Les spécialistes considèrent donc que la puissance moyenne est, au maximum, de 0,125 à 0,25 Watts. Le champ électromagnétique émis par le gsm n’est, d’après les études, absorbé par la tête, qu’à 30 à 50 %.
Les études montrent donc qu’un certain échauffement de l’oreille, du visage et de la tête est, théoriquement, possible. Cet effet est en partie réduit par 2 éléments: la circulation sanguine disperse l’élévation de température et les os crâniens limitent l’action au niveau du cerveau. Par ailleurs, sur le plan scientifique, le lien entre échauffement et cancer est loin d’être établi.
Les études les plus récentes, réalisées sur un grand nombre de personnes, ne mettent pas en évidence de risque lié à l’usage d’un gsm. Toutefois, compte tenu de la possibilité théorique d’élévation de température de la tête et du cerveau – qui nécessite toutefois un temps d’exposition relativement long – les spécialistes du domaine, conseillent généralement, par sécurité, de ne pas utiliser un téléphone mobile en continu et de limiter son usage quotidien à une durée raisonnable qui, selon eux devrait être d’environ 2 heures par jour.
L'employeur est-il obligé d'aménager un poste de travail en fonction du handicap d'un travailleur?
"Je souffre d'un handicap physique et me déplace en chaise roulante. Dans l'entreprise où je travaille, tous les locaux ne sont pas accessibles aux personnes à mobilité réduite. Mon employeur n'est-il pas tenu de prévoir les aménagements nécessaires?"
RÉPONSE
La directive européenne 2000/78/CE a introduit le principe de l'égalité de traitement en matière d'emploi et de travail. Ce principe s'applique, entre autres, aux travailleurs handicapés et exige de l'employeur qu'il réalise les aménagements nécessaires et raisonnables à partir du moment où il emploie une personne handicapée.
Trois objectifs
Selon diverses études, l'occupation de personnes souffrant d'un handicap est en-dessous du niveau exigé: 42,5% des personnes handicapées ont un travail, contre 64,3% du reste de la population belge.
Une des causes de ce sous-emploi est le manque de structures adaptées aux travailleurs handicapés. Le but des aménagements du lieu de travail prévus par la directive européenne est que le travailleur handicapé puisse effectuer son travail et participer aux activités de la vie professionnelle comme n'importe quel autre travailleur.
Tout aménagement doit remplir trois objectifs:
- Il doit être efficace, c'est-à-dire qu'il doit permettre à la personne handicapée d'effectuer son travail.
- Il doit permettre à la personne handicapée de faire usage des facilités et services de l'entreprise comme tout autre travailleur.
- Enfin, il doit permettre au travailleur handicapé de fonctionner de la façon la plus autonome possible, c'est-à-dire sans l'aide d'un tiers.
De quels aménagements est-il question?
Il s'agira, par exemple, de traduire certains textes en braille dans le cas de personnes aveugles ou malvoyantes, d'adapter le matériel dans le cas de travailleurs souffrant d'un handicap moteur, d'adapter le temps de travail et la charge de travail aux possibilités du travailleur handicapé (notamment en prévoyant plus de temps pour l'exécution de certaines tâches), d'offrir aux travailleurs handicapés la possiblité de travailler en partie à domicile, …
Ces aménagements s'appliquent aux nouveaux collaborateurs mais aussi aux travailleurs déjà en fonction.
Quant à l'employeur, il peut faire appel à différents services dans le cadre de ces aménagements et peut effectuer une demande de dédommagement financier auprès des instances compétentes.
Les plantes ont-elles un effet purificateur sur l'air de nos bureaux?
"J'ai lu quelque part que la qualité de l'air de nos bureaux laisse franchement à désirer. Peut-on y faire quelque chose? Les plantes sont-elles une solution? Est-il vrai que les plantes améliorent la qualité de l'air?"
RÉPONSE
L'air de nos bureaux est-il sain?
Maintenant que l'interdiction de fumer sur le lieu de travail est entrée en vigueur, l'air respiré dans nos bureaux devrait largement s'améliorer. Cette mesure ne bannira pas pour autant la pollution de notre environnement professionnel.
Le revêtement de sol, le papier peint et les rideaux sont souvent composés de fibres synthétiques qui peuvent dégager des substances toxiques. Le matériel de bureau (ordinateurs, imprimantes, télécopieurs, photocopieuses, cartouches d'encre, papier, produits d'entretien,...) ne contribuent pas non plus à améliorer la qualité de l'air.
Les gens eux-mêmes produisent du gaz carbonique, ainsi que de nombreuses substances "polluantes". Par conséquent, un espace de travail faiblement ventilé favorisera le développement de maladies: maux de tête, irritation des yeux, gorge sèche, rhume,... Dans les environnements climatisés et/ou chauffés, le taux d'humidité relativement bas, les courants d'air et les températures trop élevées, entraîneront, en outre, de multiples désagréments et plaintes.
Effets bénéfiques des plantes
Différentes études démontrent l'effet purificateur des plantes. En effet, ces dernières sont de grandes consommatrices de dyoxide de carbone. Elles aspirent donc les substances toxiques et, en retour, produisent de l'oxygène. En d'autres mots, elles contribuent à améliorer la qualité de l'air. Mais les plantes ont d'autres effets bénéfiques.
1. Effet apaisant
Il est prouvé que la vue de végétation a un effet apaisant et diminue le stress. Un espace de travail comportant des plantes est non seulement plus sain, il est plus agréable. Le bien-être général des travailleurs augmente, leur engagement aussi, et le taux d'absentéisme diminue.
2. Humidité naturelle
Les plantes régulièrement arrosées produisent une évaporation d'eau. Elles assurent, de la sorte, une humidité naturelle qui peut éviter de nombreux désagréments. Il est recommandé de placer différentes sortes de plantes dans les bureaux et d'éviter les cactus et autres plantes grasses, qui retiennent l'humidité.
3. Avantage acoustique
Les plantes représentent également un avantage acoustique: elles étouffent les bruits. Quelques plantes de grande taille suffisent à réduire la réverbération du bruit sur les parois d'espaces larges ou peu meublés.
4. Rayonnement de l'entreprise
Enfin, les plantes ont un effet positif sur le rayonnement de l'entreprise. Les travailleurs se sentent mieux et les visiteurs de l'entreprise bénéficient de l'agréable climat qui y règne. Le bien-être des travailleurs passe donc nécessairement par la présence de végétation sur le lieu de travail.
Attention!
Les plantes ne conserveront leurs avantages que si elles sont bien entretenues. Les plantes jaunies ou desséchées produiront l'effet contraire. Il est donc important de parler de cette initiative au sein de l'entreprise et de garantir l'entretien régulier de la végétation.
Que faire pour bouger plus au travail?
"Je me consacre entièrement à mon métier et effectue de longues journées de travail. Le week-end, il n'est pas rare que je le passe devant mon écran d'ordinateur. Ce qui me laisse peu de temps pour faire du sport. Existe-t-il quelques trucs qui me permettent de bouger un peu plus au boulot?"
RÉPONSE
Trouver l'équilibre
Vous êtes ambitieux et passez beaucoup de temps à travailler. Et vous aimeriez que cela dure un bout de temps encore... Dans ce cas, il est important que vous trouviez un équilibre entre travail et détente et que vous entreteniez votre condition physique.
Du mouvement dans votre vie
Or vous semblez avoir du mal à libérer du temps pour les activités sportives. Vous devez, par conséquent, tenter d'introduire un peu de mouvement dans votre quotidien.
Forcez-vous à utiliser les escaliers au lieu de prendre systématiquement l'ascenseur.
Essayez de marcher plus (garez votre voiture un peu plus loin de votre bureau que d'habitude).
Profitez de votre pause-déjeuner pour prendre l'air.
Pauses régulières
Vous travaillez toute la journée devant un écran d'ordinateur. Vous devez donc, régulièrement, effectuer de courtes pauses. Faites usage de ce temps pour faire quelques exercices d'étirement. Etirer votre dos quelques fois par jour est loin d'être superflu.
Durant votre temps libre...
Si vous bougez régulièrement, vous constaterez que vous y prendrez, progressivement, de plus en plus de plaisir. Et peut-être cela vous encouragera-t-il à faire un peu plus de sport durant votre temps libre et, de la sorte, améliorer votre condition physique…
Non seulement, vous serez plus en forme, mais votre goût du travail en ressortira grandi.
Vous travaillerez peut-être toujours autant, mais aurez plus de temps pour vous détendre sainement.
Vaut-il mieux travailler sur écran plat ou écran classique?
"Quels sont les avantages et les désavantages d'un écran plat? Au travail, quel écran choisir: l'écran plat ou l'écran classique?"
RÉPONSE
Cette question nous est souvent posée. Ci-dessous nous résumons les résultats d'une étude comparative.
Lorsque nous parlons d'un écran classique, nous nous référons à un moniteur à tubes cathodiques (CRT ou Cathode Ray Tube). Le moniteur plat est un écran à cristaux liquides (LCD ou Liquid Cristal Display) ou un écran plasme.
En comparaison avec les moniteurs conventionnels, les écrans plats présentent un grand nombre d'avantages. Ils économisent de la place, ils sont moins sensibles aux reflets et ils garantissent une meilleure qualité de l'image (apaisant pour les yeux). En plus, ils ont une durée de vie plus longue, ils consomment moins d'énergie et ils dégagent moins de chaleur.
Il reste un grand inconvénient, leur prix. Toutefois, le prix d'achat des écrans LCD est en baisse. Comme leur qualité ne fait qu'augmenter, ils seront bientôt à la portée de tout le monde.
Il n'est pas nécessaire de remplacer immédiatement tous les écrans classiques. Au cas où, toutefois, les anciens moniteurs seraient usés et par conséquent inutilisables, il vaut la peine de faire une analyse comparative et d'effectuer un achat.
Mes collègues peuvent-ils fumer dans les couloirs de l'entreprise?
"Dans l'entreprise où je travaille, les gens fument dans les couloirs et dans les escaliers. De nombreux cendriers se trouvent en effet à ces endroits. Mais cela est-il autorisé dans le cadre de la protection des travailleurs contre la fumée du tabac (arrêté royal du 19 janvier 2005)?"
Lieux d'interdiction
Cet arrêté précise que les travailleurs pourront dès le 1er janvier 2006 exiger de disposer des locaux de travail exempts de fumée du tabac. Avant cette date, votre employeur doit prendre des mesures qui visent à en limiter l’usage.
Précisons également qu’outre les lieux de travail, le hall d'entrée, les escaliers, les ascenseurs, les espaces de communication, les couloirs, les parkings fermés sont également visés par cette interdiction.
Par conséquent, il ne sera plus possible d’autoriser la possibilité de fumer dans ces espaces.
Un local pour les fumeurs?
Votre employeur peut toujours mettre à disposition un local pour les fumeurs, mais cela n’est pas une obligation. Si tel était le cas, il devrait y avoir une concertation préalable avec les membres du comité de prévention.
S’il le souhaite, votre employeur pourra également mettre en place des programmes d’aides pour arrêter de fumer.
Le but visé est simple: permettre aux travailleurs de travailler dans un espace de travail sain du point de vue de la qualité de l’air.
A quel point le bruit provenant d'une radio est-il gênant pour l'employé ? L'employeur peut-il interdire la radio sur le lieu de travail ?
Cette nuisance sonore entraînera un malaise et/ou une perturbation dans le fonctionnement du travailleur. La radio de votre collègue peut vous déconcentrer ou troubler la communication avec autrui (collègue, client au téléphone, etc.). Le degré de gêne, toutefois, dépend de plusieurs éléments. Ci-dessous, quelques exemples:
- Le niveau du son
- Pouvez-vous régler la radio?
- La radio, apporte-t-elle de l'information?
- La relation source sonore – employé
- La radio, est-elle indispensable?
- Votre condition personnelle
- Motivation de travail
La musique peut parfois aussi contribuer à une atmosphère positive. Les bruits ennuyeux, par exemple, proviennent de différentes conversations internes dans un lieu de travail très animé (réciproquement, au téléphone,…). Du bruit de fond peut à ce moment masquer l'échange d'information 'gênante' issue des conversations, ce qui devrait vous permettre d'être moins distrait dans votre activité.
La décision d'accorder une radio sur le lieu de travail doit se faire en concertation avec les collègues concernés et s'appuyer sur 'le bon sens'. Le rôle de l'employeur (patron) sera celui de chef d'équipe à la recherche d'une solution en consensus permettant d'unir les sensibilités et les besoins de son personnel.
Tout comme l’employeur peut interdire de surfer pendant les heures de bureau, l’employeur peut interdire une radio sur le lieu de travail.
A noter que la SABAM a récemment changé son règlement et que les employeurs devront désormais payer des droits d’auteurs pour la musique qui passe sur le lieu de travail, dans le réfectoire, lors de fêtes du personnel ... Auparavant, les employeurs ne devaient s’acquitter des droits d’auteurs que si la radio jouait dans un endroit ou les clients étaient accueillis.
Il est donc fort probable que la majorité des employeurs interdiront bientôt la radio au travail.
Je travaille toute la journée debout. Ai-je droit à des temps de pause pour me reposer et m'asseoir?
Oui, s’il est démontré que vous exercez de manière continue une activité debout. Dans ce cas, l’employeur doit mettre à disposition des sièges pour vous reposer.
Lorsqu’il n’est vraiment pas possible, de par la nature du travail effectué, de permettre aux employés de se reposer, l’employeur doit prévoir la possibilité que l’employé puisse par intermittence travailler assis. On parle alors de temps de travail assis effectué sur un siège de travail.
L’horaire et la durée de ces temps de repos ou de travail assis sont également définis:
- ils doivent être pris le matin et l’après midi
- au plus tôt après une heure et demie et au plus tard après deux heures et demie de travail
- durer au moins 15 minutes.
Mon employeur, est-il obligé de mettre gratuitement à disposition des boissons (de l'eau, du café, du thé) ?
Dans les cas suivants, l'employeur doit prévoir des boissons supplémentaires:
- lorsque le conseiller en prévention-médecin du travail rend un avis impératif relatif à la mise à disposition de boissons, adaptée en quantité, qualité, température et au type de travail à effectuer.
- lorsque les conditions climatologiques le nécessitent.
En quoi consistent ces conditions climatologiques?
En cas de conditions froides et d'un accomplissement des tâches à des températures inférieures ou égales à 5 °C, l'employeur s'engage à prévoir des boissons chaudes gratuites, comme du café, du thé, de la soupe,etc.Deux facteurs déterminent les mesures à prendre lors de conditions chaudes: d'une part le type de travail et d'autre part les températures maximum conformes à la loi et déterminées sur base de l'index du WBGT (Wet Bulb Globe Temperature):
- un travail très léger, environ 90 kcal/u, maximum 30°C; (par exemple: du travail de secrétariat)
- un travail léger, environ 150 kcal/u, maximum 30°C; (par exemple: du travail manuel à une table)
- un travail semi-lourd, environ 250 kcal/u, maximum 26,7°C; (par exemple: du travail en position debout)
- un travail lourd, environ 350 kcal/u, maximum 25°C; (par exemple: du travail de construction).
De telles conditions nécessitent la présence de boissons fraîches:
- comme des boissons rafraîchissantes, du thé froid, de l'eau, de préférence réfrigérées, mais pas glacées. De l'eau minérale ou de l'eau de conduite légèrement réfrigérée conviennent le mieux (10-15°C);
- il est conseillé de boire régulièrement (toutes les 20 minutes) mais par petites quantités (max. 150 ml).
Qu'est-ce qui n'est pas permis sur le lieu de travail?
- Des boissons alcoolisées d'une teneur en volume d'alcool supérieure à 6%
- La mise à disposition de boissons alcoolisées d'une teneur en volume d'alcool inférieure à 6% (par exemple: bière ordinaire) n'est pas interdite par la loi. Cependant, cela est à déconseiller en raison de l'impact négatif sur la sécurité et la productivité.
Comment éviter les maux de tête provoqués par le travail sur écran?
"Je passe 8 heures par jour devant mon ordinateur et souffre de terribles maux de tête. Que puis-je faire? Puis-je exiger de mon patron qu'il me fournisse un écran spécial?"
RÉPONSE
Mal de tête provoqué par des tensions
Le mal de tête est un concept large qui englobe différentes formes de douleurs. Dans votre cas, il est principalement question de maux de tête provoqués par des tensions.
Les raisons pour lesquelles une personne souffre tôt ou tard de maux de tête provoqués par des tensions, sont de nature diverse, mais sont toutes le résultat d'une tension musculaire excessive dans le cou et la région des épaules. Le surmenage, tant de l'appareil locomoteur que du système visuel, peuvent en être l'origine. Toutefois un surmenage mental dû à une trop grande charge de travail peut également engendrer des maux de tête de ce type.
Aménagement du lieu de travail
L'aménagement du lieu de travail joue un rôle important. Les conseils suivants devraient vous aider à maîtriser la pression:
- Placez-vous droit devant votre écran et votre clavier
- Adoptez une position assise correcte et détendue
- Placez votre écran à la bonne hauteur
- Respectez une distance minimale entre vos yeux et l'écran (min. 50 cm pour un écran de 14 pouces)
- Assurez-vous de la stabilité de l'image de votre écran (vérifiez que la fréquence de renouvellement de l'image est fixée à min. 70 Hz)
- Evitez les reflets sur votre écran
- Portez des lunettes si nécessaire (demandez conseil auprès de votre médecin)
- Faites de courtes pauses régulières
Matériel
L'écran est rarement la cause des douleurs. En revanche, une mauvaise utilisation ou configuration du matériel peut avoir de fâcheuses conséquences.
L'utilisation d'un filtre pour écran n'est justifiée que si les reflets ne peuvent être évités à l'aide d'un pare-soleil ou en changeant de place. Sachez toutefois que l'utilisation d'un filtre peut augmenter la charge du système visuel suite à une baisse de clarté et de contraste.
Conclusion
Quoi qu'il en soit, tentez d'organiser votre travail de façon à ce que vous ne restiez pas assis 8 heures consécutives devant votre PC. Utilisez votre pause de midi pour faire une promenade à l'extérieur: cela profitera à votre santé et augmentera votre productivité.
Ce texte est de nature purement informative. Le lecteur ne peut donc en tirer aucun droit.
Comment faire comprendre à un collègue qu'il ne sent pas bon?
RÉPONSE
Il n'est pas facile de faire passer un message aussi délicat. Quelques petits trucs vous permettront toutefois de le transmettre d'une façon honnête.
Avant tout, tentez de construire une relation solide avec cette personne. Faites en sorte que les contacts entre cette personne et vous-même soient très bons, afin que le message soit facilement accepté.
Déterminez vous-même le moment où vous souhaitez en parler. N'attendez pas que ce moment se présente, car il n'arrivera jamais.Préparez la discussion à l'aide des conseils repris ci-dessous. Réfléchissez bien à ce que vous allez dire et formulez les choses de façon très claire.
Conseils :
- Faites uniquement mention des situations que vous avez vous-même vécues: commencez par décrire, avec vos propres mots, la situation ou le comportement en cause, et parlez toujours à la première personne du singulier.
- Essayez d'être aussi précis que possible: concentrez-vous sur des situations et des comportement bien précis, évitez les généralités et les formulations vagues. Parlez au présent et évitez le conditionnel (si... alors...).
- Ne critiquez votre collègue à aucun moment. Limitez-vous donc à un comportement concret ou à une situation concrète, et évitez surtout de vous en prendre à votre collègue en tant que personne.
- Décrivez ensuite l'impact de ce comportement ou de cette situation sur votre personne ou les situations dans lesquelles vous êtes directement impliqué: votre collègue n'est sans doute pas conscient du fait que vous êtes vous-même importuné par ce comportement ou cette situation. Expliquez-lui ce que vous ressentez et non pas ce que vous en pensez ou comment vous jugez la situation.
- Déterminez ensemble les moyens à mettre en oeuvre pour modifier cette situation: tentez de trouver, ensemble, une solution.
Ce texte est de nature purement informative. Le lecteur ne peut donc en tirer aucun droit.
Le siège-ballon ergonomique est-il préférable à la chaise de bureau classique?
"J'ai entendu dire qu'il vaut mieux remplacer la chaise de bureau classique par un siège-ballon lorsque l'on souffre du dos. Est-ce exact? Puis-je exiger de mon patron qu'il m'en procure un?"
RÉPONSE
Le siège-ballon est considéré comme le siège idéal pour le dos, car il oblige l'utilisateur à s'asseoir correctement. Ce ballon ergonomique continue néanmoins de faire l'objet d'une controverse. Il convient donc de formuler quelques remarques critiques.
Le siège-ballon engendre-t-il une position correcte?
On peut en effet adopter une position correcte sur un siège-ballon, mais on peut tout aussi bien opter pour une position "avachie". En fait, le siège-ballon ne tolère qu'une seule position correcte. En d'autres mots, il est quasiment impossible d'alterner les positions.
Si vous voulez vous asseoir correctement sur un siège-ballon, vous devrez donc fournir un effort actif afin de conserver cette position. Ce qui ne constitue pas un problème en soi. L'ennui est qu'un utilisateur moyen n'est pas capable de rester dans cette position une journée entière.
Nous devons, en effet, pouvoir offrir, si nécessaire, un soutien à notre dos. C'est pour cela que le dossier reste indispensable. N'oubliez pas non plus qu'un siège-ballon n'est pas réglable en hauteur. Mieux vaut donc en commander un qui soit à votre taille.
Le siège-ballon invite-t-il au mouvement?
C'est possible. Mais cela dépend avant tout de la nature de votre travail et du degré de concentration dont vous avez besoin.
Un siège-ballon permet de faire des exercices de gymnastique au bureau, mais est-ce recommandable?
Nous pensons qu'il vaut mieux avoir une bonne chaise de bureau qui soutient bien votre dos et qui autorise une position assise dynamique, ET de bouger régulièrement, en vous levant et en effectuant quelques pas.
En quittant quelques instants votre poste de travail (en allant chercher du café, en bavardant avec un collègue, en marchant jusqu'à l'imprimante, ...), vous faites travailler d'autres muscles et vous vous accordez une courte détente mentale.
Conclusion
En bref, le siège-ballon est un complément sympa mais en aucun cas un substitut de la chaise de bureau classique. Le siège-ballon est donc approprié durant une courte période, mais pas une journée entière.
Vous pouvez toujours demander à votre patron de vous en acheter une, mais vous ne pouvez l'exiger. Sachez enfin que le siège-ballon ne répond pas aux exigences minimales auxquelles un siège de bureau doit répondre, telles que définies par la loi.
Ce texte est de nature purement informative. Le lecteur ne peut donc en tirer aucun droit.
Quelle est la température idéale sur le lieu de travail?
En pratique, on utilise un indice de confort thermique dont l'un des plus connus est l'indice PMV-PPD (Predicted mean vote - Predicted percentage of dissatisfied).
En fait, il faut veiller à ce que, au poste de travail:
- la vitesse de l'air ne dépasse pas 0,15 m/sec en hiver et 0,20 m/sec en été
- le taux d'humidité relative se situe de préférence entre 45 et 55%. Rappelons l'influence importante de la situation extérieure.
Si ces deux paramètres sont corrects, nous constatons le plus souvent, par expérience, que les plaintes relatives à un environnement trop chaud ou trop froid sont moins fréquentes lorsque la température se situe entre 22 et 24°C.
Il faut cependant rappeler que:
- Dans le calcul de l'indice thermique, l'activité physique intervient également, de même que le niveau d'habillement.
- Une installation d'air conditionné doit faire l'objet d'un entretien complet et régulier.


