86% des entreprises victimes de fraude au travail

La fraude au travail évoque pour beaucoup un phénomène présent dans les grandes entreprises. Or les PME ne sont pas à l'abri. De l’abus de pouvoir de signature au vol de matériel de bureau, la fraude au travail couvre de vastes domaines. Le Groupe RH HDP-AristA a mené une enquête auprès de travailleurs et d’employeurs, en tout 1325 répondants. Que trouvent-ils ‘tolérable’ ? Ont-ils déjà fraudé ? Quelles sanctions sont applicables ?

86% des entreprises interrogées disent avoir déjà été victimes de fraude au travail. L’image de la petite entreprise où il n’y a pas de fraude parce que l’employeur connaît ses travailleurs est fausse. L’enquête montre que toutes les catégories d’entreprises sont touchées.
La fraude reste un tabou. Cependant, 47% des travailleurs ayant répondu à cette enquête anonyme estiment avoir déjà fraudé. Par contre, plus de deux tiers des travailleurs déclarent avoir été confrontés à la fraude d’un collègue.

La fraude apparaît suite à la concordance de 3 éléments à savoir, l’occasion, l’intention et l’absence de contrôle. Près de la moitié des employeurs considèrent qu’un employé saisit sa chance lorsqu’il sait qu’il n’y a pas de contrôle. Les travailleurs sont plus partagés, 25% sont du même avis que les employeurs et 25% estiment que la fraude provient suite à un manque de travail.

Tant travailleurs (77%) qu’employeurs (62%) s’accordent à dire que l’appréciation et la motivation du personnel pourraient permettre de freiner la fraude et les abus.

Stricto sensu, envoyer un e-mail privé ou appeler ses enfants pendant les heures de travail, c’est de la fraude : utilisation des infrastructures, temps de travail, coût de la communication. Cependant, l’employeur peut tolérer, ou pas, certains comportements.
Les employeurs tolèrent assez bien les pauses supplémentaires (cigarette, café) pendant les heures de travail : 50% tolèrent de 1 à 2 pauses par jour. Les travailleurs sont plus tolérants pour les communications privées : 67% estiment que 1 à 2 conversations par jour sont acceptables.

L’abus d’e-mails privés et l’utilisation d’internet sont les fraudes les plus fréquentes. L’enquête montre que seuls 23% des entreprises interrogées ont un règlement ou une procédure en matière de courrier électronique et d’internet.
Un employeur sur cinq a déjà eu affaire à un accès illicite à des informations confidentielles, ce qui peut être très dommageable pour l’entreprise !

Un employeur sur deux a déjà sanctionné un travailleur pour cause de fraude et 40% ont déjà dû licencier un travailleur.

 

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1 Avril 2009