Un cinquième de nos entrepreneurs belges sont des indépendants à titre complémentaire

À la demande de l’UniZeb, l’union flamande des indépendants complémentaires, la Haute École de Gand a étudié la valeur économique de l’activité indépendante à titre complémentaire en Flandre. Plus de 400 indépendants à titre complémentaire ont été interrogés à propos d’informations d’ordre général les concernant telles que la nature de leur activité professionnelle principale et leur motivation à devenir indépendant complémentaire. La deuxième partie de l’enquête portait sur le type d’investissements qu’ils ont réalisés et leur mode de financement. La troisième partie s’intéressait à leurs bénéfices ou pertes de l’exercice précédent, ainsi qu’au montant des charges sociales et des impôts qu’ils doivent payer.

De manière générale, on peut affirmer que la popularité de l’activité indépendante à titre complémentaire continue de croître, contrairement au lancement d’activités indépendantes à titre principal. On note ainsi une hausse du nombre d’indépendants complémentaires de 22% par rapport à il y a 5 ans. De même, 22% de tous les entrepreneurs de Belgique sont des indépendants à titre complémentaire. Selon l’Unizeb, il est donc grand temps de requalifier le statut d’indépendant à titre complémentaire et d’en reconnaître l’importance. L’indépendant à titre complémentaire commence en moyenne à l’âge de 33,5 ans et un peu plus de 60% de tous les indépendants complémentaires sont établis en Flandre.

Parmi les raisons principales du lancement d’une activité indépendante à titre complémentaire, on retrouve le hobby devenu une activité professionnelle lucrative, l’esprit d’entreprise et la recherche de nouveaux défis. 83% commencent leur activité indépendante en personne physique.

La contribution de l’activité indépendante complémentaire à l’économie est non négligeable. Il ressort de l’étude que le bénéfice retiré de l’activité indépendante complémentaire est modéré et que seuls 68% des indépendants en activité complémentaire réalisent des bénéfices. C’est principalement le secteur de l’agriculture et celui du commerce qui sont confrontés à la plus grosse perte. L’Unizeb est consciente qu’il faut s’attaquer à la connotation de concurrence déloyale et de travail au noir par la création d’un climat positif.

C’est surtout en Flandre que l’esprit d’entreprise est bien présent. 20% des indépendants à titre complémentaire passent même en activité principale. Un accompagnement des indépendants complémentaires débutants et la sensibilisation à l’esprit d’entreprise font partie des recommandations de l’Unizeb auxquelles la Caisse d’Assurances Sociales HDP continuera de contribuer.

Source : Unizeb

Écrit par Ivo Debrabandere

20 Juillet 2012