«Motiver les élèves à devenir des entrepreneurs, ça fonctionne ?»

L’étude Effecto* que les initiatives visant à stimuler l’esprit d’entreprise portent bel et bien leurs fruits.

Sensibiliser à l’entrepreneuriat peut se faire de différentes manières. Certaines organisations proposent une grande diversité de projets. Les entreprises d'étudiants et les mini-entreprises sont assez connues et permettent aux étudiants de monter leur propre affaire. Des visites d’entreprises sont également parfois organisées. En Flandre, 4 écoles sur 5 participent à une ou plusieurs de ces initiatives.

Cette étude a porté non seulement sur l’intention d’entreprendre, mais aussi sur l’attitude qui y contribue d’une manière ou d’une autre. Il en ressort que les jeunes qui participent sont surtout intrinsèquement motivés. De solides amitiés et l’épanouissement de soi sont très importants, tandis que la reconnaissance sociale, l’attirance physique et le succès financier les motivent moins. Les facteurs qui déterminent si un jeune a envie d’entreprendre sont d’une part le sexe et d’autre part l’orientation des études.

Les jeunes filles sont généralement moins intéressées par un travail dans le monde des entreprises. Les pouvoirs publics, l’enseignement et le secteur non marchand les attirent plus. Selon leurs propres dires, les jeunes hommes sont plus créatifs et ont une attitude plus positive.

Les jeunes issus de l’enseignement professionnel sont beaucoup plus tentés de lancer leur propre affaire que les élèves de l’enseignement technique ou général. Certains facteurs ont peu d’influence notamment l’âge, la culture scolaire, la créativité et la mobilité internationale.

L’esprit d’entreprise d’un jeune dépend de ses propres expériences. Plus de 40% des élèves interrogés sont eux-mêmes entrepreneurs et ont assez bien de contacts avec des entrepreneurs.
Les jeunes voient la fondation d’une propre entreprise comme un moyen de s’épanouir et qui peut contribuer à bâtir des relations amicales solides.

Pour lancer sa propre entreprise, 2 conditions doivent être remplies. Cela doit être réalisable et l’idée doit être suffisamment attrayante. Plus de 30% des jeunes interrogés estiment que le lancement d’une entreprise est faisable et la moitié sont intéressés par l’idée de créer leur propre affaire.

L’étude Effecto conclut que les initiatives mises en place dans l’enseignement secondaire en général ont un effet sur l’entrepreneuriat, la créativité, l’attitude vis-à-vis des entrepreneurs et la mobilité internationale. L’ampleur de ces effets dépend de la forme de travail et de l’intensité des initiatives.
Et quelques conseils :
  • La créativité et l’esprit d’entreprise sont deux choses différentes, qui requièrent une approche différenciée et ciblée
  • Les entreprises doivent stimuler la participation à des initiatives scolaires.

HDP-AristA est conscient de cet enjeu auprès des jeunes. Nous collaborons depuis plusieurs années déjà avec l’organisme flamand chargé des mini-entreprises. Nous organisons dans ce cadre plusieurs projets dont le mini-zen award pour les mini-entreprises, le petit frère du grand Zen Award. HDP-AristA veut investir dans l’entrepreneur de demain en impliquant les jeunes dans la vie des entreprises.


* réalisée par le Flanders DC Kenniscentrum à la Vlerick Leuven Gent Management School montre

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16 Mars 2010

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