Actions de grève prévues ce jeudi 21 février 2013

Les syndicats ont annoncé une journée de grève pour ce jeudi 21 février 2013. Ils veulent en effet exprimer leur mécontentement face au gel de salaires décidé par le gouvernement et la pression qui en résulte sur la concertation sociale. Une manifestation à l’échelon national sera dès lors organisée à Bruxelles.

La FGTB, la CSC et la CGSLB ont annoncé qu’elles participeront à la manifestation. Les trois syndicats ont indiqué que la manifestation pourrait entraîner l’absence de travailleurs dans les entreprises. Ayant été précédée d’un préavis de grève, cette journée d’action doit être considérée comme une grève reconnue.

Droit de grève

En Belgique, le droit de grève est reconnu par la jurisprudence et différents traités internationaux. Par conséquent, tous les travailleurs ont le droit de faire grève. Les travailleurs absents pour cause de participation à des actions de grève doivent dès lors être considérés comme des grévistes et leur absence ne peut être considérée comme illégitime.

Quid du contrat de travail des grévistes ?

La non-exécution du contrat de travail pour cause de participation à une grève ne signifie pas que le travailleur rompt son contrat de travail. La participation entraîne uniquement la suspension temporaire du contrat. Le travailleur qui fait grève ne fournit pas de prestations, ce qui implique que l’employeur ne doit pas payer de salaire pour le(s) jour(s) de grève.

Si le gréviste est membre d’un syndicat, il bénéficiera toutefois d’une indemnité de grève à charge du syndicat. Une autre possibilité consiste à prendre un jour de congé afin de compenser la perte salariale.

Et les non-grévistes qui n’arrivent pas ou avec un retard au travail ?

Lors d’un mouvement de grève imprévu, comme par exemple dans les transports publics, il est possible que certains travailleurs ne puissent pas se rendre au travail ou arrivent en retard. Dans ce cas, ces travailleurs peuvent prétendre au salaire journalier garanti.

Toutefois, en cas de grève poursuivie ou de grève annoncée, suffisamment à l’avance, comme la grève du 21 février 2013, le travailleur ne peut en principe pas prétendre au salaire journalier garanti. Il était au courant de la grève et devait prendre les mesures nécessaires pour pouvoir se rendre au travail. Eventuellement, il peut résoudre ce problème en prenant un ou plusieurs jours de congé.

Lies Planckaert
Legal Expert

Écrit par Ivo Debrabandere

19 Février 2013